ACTE QUATRIÈME. tSdUS
Il pourrait devenir ce qae Berard était. A cela trouvez-YOus quelque chose à redire? Vous êtes désarmée , oui , je yous vois sourire.
M"*« BERARD
G*est d'indignation, et je n'y puis tenir. Tant d'insolence est plus qu'on ne saurait souffrir. Du destin de FElat vous vous croyez l'arbitre. Vous êtes orgueilleux de votre nom , d*ufl titre ; Et qu'êtes-vous , pourtant? Un nc^le sans honneur,' Un intrigant titré, sans mœurs et sans pudeur.
LE DCC
Vous me haïssez donc!
n^^ BEHARD.
Si je vous hais.
LE DUC
Madame , Faites-moi le plaisir de devenir ma femme.
M""* BBRARD.
Quoi!
LE DUC
Je vx)us fais ducliesse, il le faut, c'est conclu.
M">« BBRAHD.
Moi, raonsiem*.
LB pue, essayant de lui prendre la main.
Voire imiiQ... c'est un point rédola^ Allons, TOUS hésitez...
UB« BERARD
Monsieur le duc.
M6 LE GRAND HOMMfi CHEZ LUI.
LE DUC
Encore.
Qui, moi 9 fépooserais un homme que j*abhorre.
LE DUC
Alors, prou?ez-le donc. Dire, est-ce suffisant? Et comment le prouver plus net qu^en Tépousant. Quelle vengeance enfin peut 6tre plus complète. Que voulez- vous de mieux? Je vous livre ma tète. Pourtant ne croyez pas qu'on la donne pour rien. Madame, Ton prétend que vous aurez du bien. Et je vous en promets, si, dans votre prudence. Vous voulez accepter le pacte d'alliance. Sur vos deux millions ne comptez pas sans moi, Et vous ne les aurez qu'en acceptant ma foi.
m^^ BERARD.
Vous avez du crédit, monsieur, je le confesse. Si je vous connaissais de la délicatesse, Je me garderais bien d'accepter votre main , Mais capable de tout... je dois céder.
LE DUC
Enfin , Vous entendez raison , c'edt rare chez les femmes ; Il me fottdra pour vous braver les épigrwnmes» Car, ici je succède au défunt fournisseur. Qui ne s'attendait pas sans doute à cet honneur. Mais item il faut vivre, aujourd'hui la richesse Est aux yeux des badauds la première noblesse. Les plus pauvres toujours sont les plus roturiers. Et vos deux millions valent bien des quartiers. Vous allez les avoir.