ACTE n
Le Théâtre représente une salle du palais du gouverneur,
à Thessalooique.
Scène Première. — Aratus et les principaux citoyens de Thessalonnique attendent la réponse de l'empereur. Aratus rappelle les faits et la justice de la cause des Thessaloniens. Dans une allocution qu'il leur adresse, il montre la noblesse de son caractère.
Scène 2. — LES précédents , eudoxie. — Eudoxie annonce que les députés épargnés par l'empereur out été arrêtés par les soldats; qu'elle-même a échappé à grande peine à leur fureur; qu'elle ne doit la vie qu'à la protection d'un prêtre qui , seul en ce moment, défend les envoyés contre la rage de ces barbares. Les Thessaloniens veulent voler au secours de leurs compatriotes.
Scène 3. — lEs précédents , les députés. — Les députés confirment ce qu'a dit Eudoxie. C'est à Ambroise quils doivent d'avoir pu arriver jusqu'à l'empereur. C'est grâce h lui encore qu^ils ont pu retenir mourir avec leurs frères. Thessalonique est condamnée.
• Scène 4. — les précédents , ambroise. — Les Thessaloniens s'étonnent qu'un prêtre étranger à leur ville se dévoue ainsi pour elle. Je ne suis plus un étranger, dit Apnbroise,
je sois votre pasteur et je yiens défendre mon tronpean. Tons s'agenouillent devant lui, il les bénit.
Après avoir rempli ses devoirs de prêtre, il s*occupe à chercher les moyens de saint et parle en administrateur et en souverain.
Aratns, qui n*ignore pas que c'est sur lui principalement que se porte la haine de l'empereur, veut aller se livrer à lui. Afflbroise le lui défend : une seule victime, dit-il, ne lui suffira pas. Aussitôt tous les sénateurs se lèvent et s'écrient : nous irons tous.
Accorder la préférence du choix et établir une différence parmi tant d'hommes qui viennent par leur dévoûment d'acquérir les mêmes droits à la palme du martyre, serait une injustice, répond Ambrotse : que la main de Dieu désigne ses élus. [On apporte l'urne du sort, ) Les dix premiers noms qui sortent seront les victimes. Celui d'Aratus sort le premier. Désespoir d'Eudoxie.
Les citoyens désignés s'apprêtent à partir. On entend dans le lointain un bruit de trompettes et d'instruments de guerre, il indique la marche de Tarmée. Ce bruit se rapproche peu à peu.
Scène 8. — les préciêdents , rufin, — Rufin vient signifier aux Thessaloniens les volontés de l'Empereur. Le nom de Thessafonique sera rayé de la liste des villes. Elle sera rasée. L'exécution de cet ordre est remis aux soldats Goths. Les Goths sont altérés du sang chrétien. C'est la destruction de tous les habitants que l'empereur veut.
Cependant les dix victimes désignées réclament le droit de mourir les premières. Ce droit, Dieu le leur a conféré, disent-elles. Ambroise le reconnaît. Il les absout et leur donne les derniers sacrements. II espère encore que leur innocence fléchira la colère du monarque. On annonce son approche.
Scène 6. — les précédents, théodose, suite. — • La vue de ces infortunés, s'offrant à la mort pour sauver leurs concitoyens , semble ébranler un instant la résolution
5tt4 ESSAIS DRAMATIQUES.
de Théodese ; Biais il a reeoADtt Aratas, il Toît le désespoir d'Ëudoiie et sa colère renaît.
Les tromp(|ttes sonnent. Le massacre Ta commencer.
Scène 7. — lbs PKécÉDEffTs , ambroise. -* Ambroise, toujours Yéta en simple religieux, se prosterne aux pieds de Tempereur et lui dépeim rhonreur de la scène qui se prépare : le meurtre , le rapt , l'iocendie. Le monarque est inflexiUe. Alors Ambroise se relevant diange de ton. Ce n'est pins, dit-il, le pauvre moine qui prie, c'est Keu qui commande. Par ma voix il te défend , sous peine d*excom* muoifialion, à toi, Tbéodose, de faire égorger son peuple.
Colère de Tempereur qui renouvelle Torébre de mort. Les trompetl^ sovneoit de nouveau. Un bmik terrible annonce que k sac est commencé»