ACTE ni
Le Théâtre représente une place de Thessalonique et le
portail d'un temple.
SchM Première, ,~ eudoxie , femmes tuissaloniennbs. -* Ëudoxie, entourée d'une foule de femmes, s'est réfugiée sous le portique. Elle prie.
Scène 2. — les PRéciéDENTS, aratus. ^ Aratus blessé cherche Eudoxie. Il veut mourir près d'elle. Il fait le récit du massacre.
Scène 3. — les précédexts , rufin, alaric, soldats. — Les Goths, conduits par Kufin et Alaric, poursuivent leur victime : c'est Aratus qu'ils cherchent. Ils le reconnaissent. Eudoxie se met entre lui et les assassins. Ils n'osent la frapper parce que l'empereur a donné ordre de la saisir vivante. Armée d'un poignard, elle menace de s'en percer si on approche d' Aratus. Celui-ci parvient à se relever, et» le glaive à la main, il veut mourir en combattant. Ils vont succomber tous deux. Le temple s'ouvre.
Scène 4. — les prjêcédexts, ambroise, prêtres, peuple. — Ambroise est en habits ponti Beaux, ainsi que tous les prêtres qui le suivent; il est précédé de la croix, entouré
NOTËI$ ST COilRBSPOIlfï^AJNCE. m&
des bawMèii^ et de teute la pompe ie Téglûse di'Orient ; il tieat à la maio rosteosoir. Les meiirtriers a^arrètent. Soudain une croix de feu éclate dans le ciel et deseeod SOT la qiaie di). temple. Frappée de stupeur, rarmée entière qui s*avaaçait fait h^lte et se prosterne. Le plus profond silence succède au brait.
Scèm 5. — UiS PRÉCÔlEflTS^ THSQDOSB, GA|U>£S, UCTBOftS.
~L*empereuf parait suivi de ses officiers, il veut péaétrcar dans le temple pour y célébrer sa victoire.
Le pontife lui en refuse Tenlrée, jusqu'à ce qu^ii ait fait pénitence du sang versé.
Nonobstant cette injonction» l'Ëii^reur veut passer duire , au premier pas qu'il lait, l'autel, la croix, les bannières et r ostensoir sont voilés de noir. Le cbant des morts reten«tit et un linceul paraH suspendM sur la tète du ibonarque.
Théodose terrifié s'arrête, et le pontife, après le terrible anathème , prononçant la sentence d'excommunication , dit : Théodose, au nom de Dieu, qui donne et ôte les couronnes, je te dépose et délie tes sujets du serment de fidélité. Tu n'es plus empereur ; et, comme toi, est excommunié et maudit quiconque t'accordera le feu et l'eau.
A l'instant même, peuple, courtisans, soldats, tous s'éloignent. Le temple se ferme. L'empereur reste seul sur le parvis, au milieu des cadavres.
Il tombe la ùs» contre terre sous le âvap noir qui s'abaisse sur lui.
FIN DE LA PIÈCE
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