PREMIER TABLEAU
L'exposition indique les faits que nous venons de rap^ porter. Dans la troisième scène un mystérieux personnage se présente : c'est Robert qui, sans qu'on sache comment, s'est introduit dans le château avec son valet Cauvin.
Robert est jeune et beau ; mais il laisse le spectateur en doute sur son caractère. Est-ce un amoureux? Est-ce un curieux? Est-ce un Voleur?
On est tenté de croire qu'il appartient à cette dernière catégorie et qu'il foit partie d'une de ces bandes redoutables qui désolaient TAllemagne à cette époque.
Muni d'un plan du château, il examine les lieux en homme à qui ils ne sont pas étiiangers ou qui a intérêt à les bien connaître. Il avoue que c'est par un passage souterrain, inconnu à la
m ESSAIS DRAMATIQUES.
duchesse même, qu'il est parvenu À s'introduire dans la place.
On entend du bruit; Robert et Cauvin se cachent.
La duchesse est entourée de sa cour, elle vient pour recevoir les hommages de quelques vassaux. Elle s'assied sur son trône. C'est quand tout le monde est à ses pieds qae Cauvin paraît pour lui annoncer la visite de son mattre.
La duchesse furieuse demande pourquoi on a laissé cet homme pénétrer dans le château et arriver jusqu'à elle. Personne ne peut le dire. Cauvin , interrogé à son toar , répond que son mattre peut seul s'eipliquer à cet égard. Quant à lui, il a l'habitude de le suivre, de passer où il passe sans jamais regarder ni devant, ni derrière, ni à droite, ni à gauche, fermant même les yeux quand la route n'est pas belle.
La duchesse, toujours menaçante, dit que si son mattre ose s'in(roduire dans le château, il sera mis à mort. Quant à lui qu'il va être jeté dans un cachot.
Cauvin lui répond qu'il ne peut accepter son hospitalité sans l'autorisation de son mattre et qu'il va le prier de venir, afin qu'il puisse s'entendre avec elle à cet égard. En effet, le chapeau à la main, il invite le chevalier à entrer ; celui-^i parait immédiatement À la stupéfaction générale.
Robert remercie la duchesse d'avoir bien voulu Fgdmettre dans son château. Colère de la dame, qui ordonne de les saisir. Robert dit que c'est inutile, que le temps étant froid et pluvieux, il accepte pour lui et son valet le logement qu'elle veut bien leur offrir.