‹ Sujets dramatiquesChapitre 40 sur 394 · ACTE QUATBIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATBIÈME

FAUSTA

On vous peignait à moi sanguinaire, inhumain. Seigneur, j'avais un fils. Ah! si vous étiez père, Vous pourriez concevoir les terreurs d'une mère. Je ne m^excuse pas; je vous Tai dit, seigneur, La tendresse, la crainte ont égaré mon cœur. Oui, j'ai voulu vous perdre; oui, oui, je suis coupable; Mais mon fils, mais Constance en est-il responsable? Un jour, un seul instant, prince, rende^le moi; S*il fiiut du sang, prenez celui que je vous doi, Frenez le mien, prenez, je serai trop heureuse. Redoutez «vous un piège, une adresse trompeuse? Eh! bien, qu*exigez*vous? quels lémoins, quels garants. Quels gages à vos yeux paraîtront assez grandte? Faut-il de ce palais, de ces murs, de Tempire Eloigner à rmstant quiconque peut vous nuire,- Vous prom^re, jurer, sur tout ce qui s'est fait, L*oubli le plus entier, le plus profond secret? Ah! je consens à tout*

CRISPU8.

Au prince, à la patrie Je n'ai jamais tenté de déguiser ma vie. Soit que j'aie écouté la raison ou Terreur, Je ne veux rien cacher, madame, à Tempereur. Qu'il me juge.

FACSTA.

Qu'il juge! et mon fils est encore Aux mains de vos soldats. Seigneur, je vous implore. Ayez pitié 4le votus , ayez pitié de moi. Croyez-en ma douleur, fiez^votus à ma foi: I. 3.

m CtDHSXAipriN.

Je veux Don seulement détourner la tempête, D'un châtiment certain préserver votre tête. Je veux encor, je veux supplier mon époux De vous rendre vos drQits, de n'accorder qu'à vou$ Ce titre dont Torgueil égara ma prudence , Ce titre qu'il daignait accorder h Constance. Vous ne répondez pas! Arius, vous, seigneur, Âh! joignez-vous à moi pour attendrir son cœur. Qu'il me rende mon fils... Mine^vine, sa mère , Du fond de son tombeau lui porte ma prière.

UCSANCit.

Ecoutez la raison , ouvras «nfin tes feia,

McepteZf accordez iia pardon généreux.

Après Unt de fureurs, il est temps M^ue la gmerre

Cesse entre rhéritior et i'épouse.d'iiB père,

Qu'uiv pacte solennel, voik rel^;i«ux,

Couvre à jtoai» les torts, .las fautef file tqns deux.

Sur ce livre sacré, ce saeré diadème.

Ce trône, cet autel, en face de Dieu même.

Qu'un serment, gage saint d'une éternelle paix.

Prévienne la discorde et 'de ^nouveaux forfaits.

Prince, que le retour de Constance, d*un frère.

Montre à quel grand devoir vous voulez satisfaire.

Et vous, venez, madame, en sauvant un héros,

Arracher cet empire à des dangers nouveaux.

FAUSTA

Je suis prête.

LACTANCB.

Se)gneu^..é.

cusrue.

Leur insolente tudace, Lactance , préten^a que j'ai demandé gfftoe.

FAUSTÀ.

Eh ! bien » vous leur di^ez , vou» leur direz à tous Que votre souveraine était à vos genoux.

.dVPV», relevanf l^fif^.

Madame.

LiCrANGl.

Par celui qui te servit de père 4 Oui, par ces cheveux blancs » écoute ma prière « Mon fils, je t*en conjure au nom de Famitié, Au nom de ma vieillesse» an nom de la pitié, Il s*agit de ta gloire et ta gloire est la mienne.

CRISPUS

Vous le voulez, Laelance?

LACTANCB.

Il le faut.

CRisPus à Euriphm,

Qu*il revienne.

FAUSTÀ.

Ah ! seigneur... 0 mon fils... Oui, bientôt dans mes bras... Qu^ott approche Tautel... et vous, ne tardez pas.

(ÉttriiÂioii parait héiiler et attendre de nooveaui ordres.)

TTen doutez point, je vais acquitter ma promesse. Qu*attettdez-vou8? courez, fafttez-vous , le temps presse. CTest d*un instant, d'un seul, que dépend notre sort. Un instant est la vie, un instant est la mort. Si Tempereur

CRISPUS

Allez.

(^vr^boB tort.)

60 CONSTANTrN.

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