‹ Sujets dramatiquesChapitre 39 sur 394 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FAUSTA, ARIUS, CRISPIiSrl^ACTANCE, EURIPHOIH.

FAUâTÀ.

Je ne tenterai pas de déguiser mes tôrtâ, Oai, je me suis livrée à d'indlgiieà tràlli'spôrts ; Gai, je vous ai contraint, par ma âéii^B imprudence A méconnaître en moi les droits de h puissance. Je devais supporter un ii^te courroux , Je devais me jeter au-devant de vos coups. En voyant à vos pîeds uûe reine, une mère, Vous eussiez respecté la -voienté d'un père. Et pour samor vos jours, sur le sein d'un enfant Vous ne tiendriez pas ce glaive triomphant. Ah! ne le perdez pas en vous perdant vous-même. Je ne viens pas briguer llMMiiiâur du diadème, Solliciter pour lui Fabandon de vos droits, Le prix de vos travaux, le prix ide tant d'exploits» Qu'il vive , c'est l'espoir , c*est le seul qui me reste , Tout ce que je demande à fa bonté céleste.

CRlàPUS.

Ce fils 9 vous le verrez. Mais avant tout je veux Détromper l'empereur, lui dessiller les yeux.

PàUSTA.

Quoi! vous voulez, seigneur, affronter sa colère? Songez... C'est Constantin... c'est celui...

(S6 CONSTANTIN

CRISPUS

C'est mon père.

Sur loi je me repose.

FAUSTA

Ah! ne tous flattez pas.

Je sais trop... Evitez de dangereux débats. Vous avez offensé la majesté du trône , Ce n'est. pas un forfait que l'empereur pardonne. Vous mourrez, croyez-en un avis trop certain ^ Vous mourrez, je connais le cœur de Constantin.

GRISPOB.

Eh! ne vouliez-vous pas lui demander ma vie?

FAUSTA

Je n'écoutais alors qu'une aveugle furie. Mes regrets...

GEISPOS.

Bien plutôt vous craignez mes soldats, Vous craignez sur ce fils que, vengeant mon trépas*..

FAUSTA

Attendre de vous seul le salut de Constance, Est-ce un tort à vos yeux, seigneur,, est-ce une offense? Non, tant que vous vivrez, je ne crains rien pour lui. Contre des furieux vous serez son appui. Ah! seigneur, en douter serait vous faire outrage!

CRISPUS

Vous me teniez naguère un semblable langage

En m'accusant dans F ombre, en me perçant le sein.

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