‹ Sujets dramatiquesChapitre 63 sur 394 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

LAODICE, ANTIMAQUE.

LAODICE

De Tappui du Gaulois ave»*vou8 lassorance?

AirriMAQUE.

Votre ennemi n*a pas de plus sûr défenseur.

i£TE»BllIER. »

LÀODICI.

Eh! bien, qu'il suive donc le parti du vainqueur. An char de la fortune on n^est point infidèle. Mais le triomphateur a trop compté sur elle. Qu'il tremble, ce héros» qu'il pâlisse dWroi. Un juge ici Tattend, et ce juge, c'est moi.

ARTIMAQUE.

Âh! madame, craignez qu'une ardeur téméraire...

LAODIGE.

(Test aux yeux de la sœur à connaître le frère. Qu'il m'implore à son tour , son sort est dans mes jçnains.

ANTIMÀQUE.

Les dieux sont contre nous.

LàODICB.

J*ai pour moi les Romains..

. Àl^TIHAQUE.

Ces Romains sont vaincus!

LAomcs.

Ils en sont plus terribles :

Cléments dans le succès, et vaincus inflexibles. Il ne faut pas les vaincre, il faut les écraser.

ANTIMAQUB.

Ce colosse orgueilleux peut enfin se briser. Mais sur cet héritier avez-vous qnelqu'indice? Croyez- vous être sœur...

LAODIGE. i

Je serai sa complice.

96 PERSÉB DE MÀCÉD^NE.

AlfTlXÀQIJS.

Quel 68t»41?

LÀODICB.

Je lie sais. Il me sert , il sufïit.

ÀNTIMAQUB.

Vous voulez couronner un esclave, un proscrit. Qu*attendez-vous de lui? Quelle est votre espérance?

LAODICB.

Que. Te sang d*Ântigone obtienne enfin vengeance ! G^est le vœu, le seul vœu que je forme aujourd'hui.

ANTIMAQliE.

De ce peuple opprimé, vous, le dernier appui, Par de vaines fureurs vous hâtez sa ruine. Descendez dans ce cœur que la douleur fascine. L'époux que vous pleurez seul a causé sa mort, Et si ce roi, l'objet d*ttn funeste transport. Etait un frère....

LAQMCB.

Non.

ANTIHAQUE.

Vous en doutez à peine.

LAODICB.

Non, non, il ne l'est pas, je le sens à kna haine.

Mon frère m'était cher. Jamais le triste jour

Où ce roi, ce tyran apparut à la cour,

Ântimaque, peut-il sortir de ma pensée.

Mes yeus: depuis quinze ans n'avaient pas vu Persée ,

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