‹ Sujets dramatiquesChapitre 64 sur 394 · ACTE PREMIER. W · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. W

Il n'était pas encore étranger à mon ccBur, ^

Je voyais dans mon maître un frère , un protecteur ,

Et de mes premiers ans je gardais la mémoire.

On Tannonce, je conrs.... Entouré de sa gloire,

n parait.... Qaei pouvoir vint enebainer mes pas?

Quel doute m'empêcha de voler dans ses bras?

Je ne sais; mais je crus que Tombre de mon père,

Sanglante , me criait: Ce n'est pas là ton frère.

Pourtant je l'avouerai, ses vertus, sa valeur,

Antimaque , bientôt subjuguèrent mon cœur ,

Son règne était heureux, je le crus légitime

Et je doutai longtemps s'il régnait par un crime.

Ah! pourquoi sa fureur osa-t-elle insulter

Celle qu'il devait craindre, ou du moins respecter!

Vous connaissez assez jusqu'à quel point sa rage

Osa me prodiguer le mépris et l'outrage:

Mes titres contestés, mes droits anéantis,

Mes amis les plus chers* dépouillés et proscrits.

Eofin, 6 jour affreux! sur de vagues indices,

Antigène, innocent, mourant dans les supplices.

Oai , tu seras vengé , je le jure par toi ,

Chère ombre, ton bourreau fléchira devant moi.

Ce vainqueur insolent, d'une voix suppliante

Bientôt implorera ta malheureuse amante.

Mais repoussant se^ vœux, ja^iais sourde à sa douleur.

Je flétrirai ^n nom du surnom d'imposteur.

AlfTIMAQUB.

Ah! cessez d'écouter la haine et la colère. Attendez pour frapper un moment plus prospère; Déjà ce malheureux, l'objet da votre espoir. Poursuivi par le' roi, hiantût en son pouvoir*.»,

LAODICB.

Non, vous dis-je, il est libre, et j'en ai l'assurance; l)e joindre les Romains' il a quelifu'espéranoe;

PERSÉBi i^ BMiGâKNiNE.

Mais je veux qae ce roi parvienod à le saisir;

Quand je le défendrai, qu^il ose le j^nir 1

Ah! ne m'aecuaez pas d^une foUe eatrefifise^

Antimacpie, le ciel aussi me, fave^ise^

Delphi, Ephèse^ Cbal4»s^ vont cooabattre avee nous.

Si du rot cependaDt vous eraigo«t le courroaix»

A119S Teufi joindre à lui; j*oub£irai cette injure;

Allez, vous le pouvez, sans devenir parjwe.

Je vous rends iros serments et ne vous retiens» pas^

ÀNTniÀQCJl.

Non, je mourrai, madame, au rang de vos soldats, rai prévu vos dangers, mais je vous suis fidèle; Les efforts du sénat vous prouveront mon zèle. Cependant au vainqueur qui revient en ces lieux Sachez dissimuler ces transporte furieux, A se vaincre soi-même il est quelque courage.

Je saurai maîtriser mon cœur et mon visage.

Ne craignez rien pour moi; mais il faut éclaireir

Le destin de celui que nous voulons servir.

Il prétend que Philippe... Aht si c'était ce frère.

Ce frère malheureux exilé par mon père !

Si le ciel approuvait ma haine et mes projets !

Dieux ! si mon ennemi tf était que Déoôlès I

Mais je me berce Ici d'une vaine chimère*

Mon malheur est certain» et je n'ai plus de frère.

Avec moi du monarque intevcdgez le cœur.

Devant Itti quand ma voix maudira l'imposteur^

Eludiez son fr^t, contemplez sa figure;

Il est des sentiiQents que trahit la nature,

Antimaque , et qu'aux yeux au veut en vain cacher.

Déjà de ce palais il sem)>le s^appnocher.

Si j'en juge h ces eris d'amfijur et d'allégresse*

AKTIMAQUE,

De ce peuple flédmii. Toyeai queile^ est TWressew

LÂODItB.

De même à soa. sappiîee on le verraît courir.

Ah ! laissez c» vit peuple* aujourd^faur Tapplaudir ;

(Test le lion dompté qoi caresse sa chaîne,

Et Tamour est chez lui le repos^ de la haine.

On vient ! BssÊm^ seigneur , je ne veux pas sur vou^

Attirer ks» soupçons de ce' tyran jaloux.

Je reviendrai bientôt, trop tôt pour lui peut-être;

Ce qu'il fut, ce qu'il est, je saurai le connaître.

( Elle sort. )

SCEME V.

DÉOCLÈS, HARPALE, ÂNXIIUI^, GARDES, PEUPLE.

DÉocLÈs , au peuph*

Peuple, jesuia tpuohéide ces marques d'amour. Et je bénis les Dieux, quij, dan^ cet heureux jour. De la patrie enfin daignent sécher les larmes. La fortune propice a couronné nos armes. Les Romain^ senti vainéus., ^ leur ambassadeur Vient recevoir ici les déeitets du vmbqueur. Le Cretois,. rsiôoi., les peuples de Mycènes, Thèbes,.GonaÉh&., Argos, Lacédémone, Athènes, An bruit de nos suooèff -rentrent dan» le deyon*. La Samothraee entière est en< notre piMivoIr. Tai chargé le séoBt» d'^snrer nos conquêtes Et de faire auK vaincus oàl^r leHon défaites.

100 PERSES DE BIÂCÉDOINE.

Que la Grèce, arrachée au joug de Tétranger, Parmi ses bienfaiteurs puisse enfin me ranger ; Que j'assure sa gloire et votre indépendance, Tels sont de mes efforts le but et l'espérance , Allez...

(Le pettpl« sort, let gaidet B'éioigMtit.)

Vous, Antimaque, annoncez au sénat Que je veille au salut du trône et de TEtat. Que ce fourbe insensé que craignait sa prudence'. Trompé dans ses desseins, à sa perte s'avance. Que par mes soins bientôt remis entre ses mains , Ils puniront en lui le crime des Romains.

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