SCÈNE IV
DÉOCLÈS, LAODICE, HARPALE, ANTIMAQUE, s CLONDICUS , SUITE.
CLOirniGu^.
Votre ennemi, seigneur, est en votre puissance.
lAODlCB.
Je ne vous donnais pas une vaine espérance,
(k Glondicus.)
Mais tons ses partisans ont-ils été vaincus?
lis PEUSÉE DE MACÉDOINE.
CLONDICUS.
Dès qu'il fut malheureux, sou parti n'était plus. Abandonné de tous, seul contre la tempête, De lui-même, au vainqueur, venant offrir sa tête: Frappez, nous a-t-il dit, oui, je suis votre roi! Un Grec levait le fer: je ne sais quel effroi A retenu son bras, ou du fourbe complice» S'il voulait le servir par ce lâche artifice.
Sait-on quel est ce Grec?
CLONDICUS.
En vain je IJai cherché.
Dans le camp des Romains on dit qu'il est caché.
DÉOCLËB.
Poursuivez.
CLONDICUS.
Mes soldats, animés au carnage.
Déjà sur l'imposteur avaient tourné leur rage. Je l'ai sauvé.
HÀRPALE.
Pourquoi cet intérêt si grand?
DÉOCLfeS.
On ne doit pas frapper l'ennemi qui se rend.
aONDICiTS.
Une foule inquiète entourait la victime.
Vos guerriers à grands cris lui reprochaient son crime*