SCÈNE PREMIÈRE
LAODICE, ANTIMAQDE.
(ils entKDt tous les deux en même temps , chacun d'un c6té opposé de la scène.)
AlfTIMAQUE.
Le roi s'est éloigné , tout seconde nos vœux , Madame, le captif va paraître à vos yeux.
LAODICE
A Taspect du tyran, a-t-on vu son visage Se troubler , annoncer quelque secret orage 1 QaVt-il dit? Qu*a-t-il fait. Mille bruits différents lusqu^ici, dans le doute, ont suspendu mes sens.
AIfTIHAQUE.
Un cri soudain, terrible...
LAODICE
Octell
ANTIMAQUE.
Jamais, madame, Non, jamais tant d'horreur n'avait glacé mon ame; hr des gémissements, ces marbreâ ont semblé Maudire le coupable aa monde révéié.
LAODICR.
Grâce vous soit rendue , Erynnis, Euménides, Vos serpents sont encor Teffroi des parricides. Le crime est-ii enfin dévoilé tout entier?
AITTIHAQUB.
,0n riguore. Le prince avec le prisonnier Est resté seul.
LAODICE
Seul?
ANTIMAQUB.
Seul. Quelques récits assurent Que bientôt à sa voix les gardes accoururent, Qulls le virent tremblant, pâle, les yeux hagards, Mais qu'il s'est aussitôt soustrait à leurs regards.
LAODICE
Ce désordre...
AlfTIMAQUE.
Depuis cette scène fatale.
Dans son appartement, longtemps avec Harpale Il s*est entretenu.
LAODICE, à part.
Dieux! si votre bonté...
(Haot.)
Le trouble en ce moment règne dans la cité. Vainement Timposteur veut calmer la tempête; L'aigle dicte des lois, et Marcius s'apprête A venir arracher à ce fourbe hautain Ce rival qu'il dédaigne et qu'il craindra demain.