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Sumerien et Indo-Europeen

La « question sumérienne »' comportait, dans le principe, deux inconnues essentielles :

1° le sumérien est-il ou non une langue sémitique ?

2° si le sumérien n'est pas une langue sémitique, à quel groupe linguistique y a-t-il lieu de le rattacher ?

Sur le premier point, depuis bien des années, tout le monde, en somme, est d'accord. Le sumérien n’est pas une langue sémitique. Ce n’est pas, ce ne peut pas être une « allographie » du babylonien sémitique*. C'est même un idiome aussi différent que possible, soit au point de vue structure, soit au point de vue vocabulaire, de tous les représentants actuellement connus du sémitique commun.

Sur le deuxième, par contre, l'indécision subsiste. Elle ne date pas d'hier. Dès les débuts de la sumérologie, — en 1850 et seq., — nous nous trouvons aux prises avec quatre théories linguistiques principales relatives à ce seul aspect de la question.

L'une, de tendance indo-européanisante, a eu pour premier apôtre E. Hincks’. Elle a été, plus tard, reprise, avec d’autres arguments et sous

1. L'on trouvera un excellent résumé avec bibliographie développée de la « question sumérienne » dans le tome I (seul paru) du Manuel d'Assyriologie de M. Cu. Fossey, Paris (Leroux), 1904, chap. 11 (pp. 269 et seq.), chap. 11 (pp. 303 et seq.), chap. 1v, pp. 332-381; bibliographie, PP: 439-446.

2. Théorie soutenue par J. Halévy (V. Manuel de Fossey, pp. 332 et seq.) en désespoir de cause.

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