INTRODUCTION I
comme dieu-jeune', faucon céleste conçu comme L'orsxau par excellence, Oiseau porteur du principe mâle, d'une part comme de l’autre*. C’est même là ce qui nous a frappé tout d'abord:.
Sans doute, ni l'histoire des religions, ni l'archéologie qui l'illustre, ne Sauraient jamais prétendre trancher en dernier ressort aucune question de parenté linguistique.
Les problèmes de cet ordre relèvent des faits de langue et d'eux seuls.
L'office propre de la religion n'en est pas moins de relier les hommes. Or, c'est là même une entreprise qui, du moins au temps antique, lorsqu'il s'est agi de grandes relisions*, implique à peu près fatalement un « système », Système plus ou moins fortement conçu, du « devenir » universel. Rien ne s'oppose, en principe, à ce qu'une pareille construction comporte une part de syncrétisme. On ne bâtit rien avec rien. Les édifices théologiques de ce genre n'en impliquent pas moins un équivalent archaïque à ce que nous appelons, aujourd’hui, une « philosophie »;. Ils ont leur unité; unité qui n’est ni celle des peuples, ni celle des États, mais qui n'en est pas moins résolument cohérente.
Vu leur nature, vu leur objet, ces sortes de théosophies exercent, fatalement, une influence profonde sur les cultures et, partant, sur les langues auxquelles elles s'incorporent. Elles se traduisent donc chez les fidèles par des représentations psychiques dont les métaphores du langage ne portent pas un moins clair témoignage que les monuments figurés ou que les écritures archaïques, qui s’y rattachent. Ne parlons-nous pas tous, aujourd'hui encore, en Occident, la Bible et l'Évangile ? N'est-ce pas du bouddhisme que l'on