‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 9 sur 243 · V. ibid., pp. 179-207 et plus loin · texte numérisé non relu

V. ibid., pp. 179-207 et plus loin

Il INTRODUCTION

cédant, sans le moindre doute, de doctrines sacerdotales définies touchant l'organisation de la vie et du monde en ces siècles lointains”.

À eux seuls, des faits lexicologiques, si importants, si nombreux fussentils, ne sauraient suffire à poser ni, à plus forte raison, à résoudre une question de parenté’. Tout mot peut s'emprunter. De plus, à mesure que l'on remonte dans le passé d’une langue, l'on en distingue plus malaisément le bien propre des emprunts. Là où l'histoire devient incertaine, la Hnguistique le devient aussi.

Il s'ensuit que, pour une période archaïque, comme celle évoquée par nos comparaisons, toute démonstration fondée uniquement sur le vocabulaire est, par définition, précaire. Elle encourt, même, le risque grave d'être 1llusoire au premier chef. Le cosmopolitisme foncier de l'Asie occidentale n'y date pas d'hier. Ceci impose donc une certaine prudence.

Pourtant, la double coïncidence d'éléments lexicologiques Er d'éléments doctrinaux, non moins importants les uns que les autres, avait lieu d'attirer fortement notre attention. Cette coïncidence, en effet, était telle; les rapports linguistiques s’accusaient assez nombreux, assez concrets’; religieusement, ils portaient sur des notions si peu impératives pour l'esprit humain‘ qu'il paraissait plutôt difficile d'en attribuer la raison d'être au seul hasard.

Il s'imposait donc de descendre au détail morphologique; de diriger notre comparaison sur des éléments « cellulaires », sur les pièces du mécanisme moteur des deux langues, sur l'économie générale des deux grammaires. Car ce sont là, on le sait, des aspects sensiblement plus stables que le lexique pur. Ils sont, par suite, plus utilement caractéristiques et permettent une vérification plus effective.

Ce qui nous a plus particulièrement incité à entreprendre et à publier cet examen, cest surtout, nous devons l’avouer, la considération attentive des points de doctrine sacerdotale : rôle de Sirius’, plante de vie‘, feu considéré

. V. Babylontaca, op. cit., pp. 194-195 ; 211-217. "Ibid: p207.

. Îbid., pp. 199-207.

. Ibid., pp. 193-195 ; 211-217.

. Ibid., pp. 194-195.

. Ibid., pp. 214-216.

On À w ©

Page 1