L.-e. *uotk-0-$— ou-0-< (cf. béot
Fvxia) =micus =goth. weihs; avest.
pis = village, clan; sscr. niç- (locat.
plur wik-su) — proprement : «village, community, tribe, race, subjects, people, troops, the people xar’ &oyhv in the sense of those who settle in the soil » 3.
L-e. *uru-, *ueru-, *uer- dans ssCcr. DAr-, DT, Ur-—COULrir, proléger et son groupe (ap-, op-uer-1-0 > ap-/op-erto ;
épuoi-nrods, allem.wehren, etc.). CF.
* FepuoQat > épuola ;
toutefois aussi *yer- — faire allenlion, veiller sur (ver-eor, Ovp-wpés,
[.-e. *wir-o-s dans latin wir; ombr. wiro, ueiro—=« »1r0s » ; SSCr.
pird-, avest, vira-— homme fort, hé-
ros.
1. Pour sumérien 191— œil et sscr. ik-5-a-te, v. Babyloniaca, VIIT, 3-4, p. 203. 2. Qui = aussi kalam(a) — pays; cf. Decrrzson, Glossar, p. 292, s. v. Ÿ. 3. Monier-WiLLiams, s. v. vis- (— viç-), p. 989, b. 4. Umun, qui signifie seigneur, maître, paraît susceptible de rapprochement avec homo(n); cf. ë-gal avec 531. — Pour ce qui concerne ur(u), r(u), la forme sumérienne implique-t-elle
une voyelle inexprimée ?
L'ensemble de ces correspondances, ajouté à celui fourni par nous d'autre part, présente, évidemment, un certain intérêt. Des recoupements grapho-lexicologiques d'autre sorte; tel celui, remar-
quable, que nous relevons, par exemple, à propos de GT. qui exprime à la fois :
1° dag = étre clair;
2° lah = étre clair, brillant, lumière (autre forme : luh, cité aussi pp. 53-54etn.1 p. 54);
3° babar [pour *bar-bar] et par — étre clair, briller ;
4 had = clair, brillant;
Spirig = clair, brillant;
6° zalag = clair, brillant; rapprochés d'indo-européen :
1° *dagh- = arder, flamboyer ;
2° *loug- = briller, éclairer ;
3° *bher(e})- = brillant (papover) ;
4 *hkand- — brûler, arder, flamboyer ;
5° *bhereg/k-, *bhereg/k = flamber, brûler, étre ardent ;
6° enfin de grec-égéen oelay-eiv, briller; oékay-os, « poisson phosphorescent »,
donnent, eux aussi, beaucoup à penser. Il est, en effet, au moins curieux que, en i.-e. comme en sumérien, foules ces notions puissent se grouper — phonéliquement Er sémantiquement — autour d'un même signe exprimant l'idée de LUIRE au moyen du SOLEIL À SON LEVER’. |
Mais des linguistes ne sauraient, en aucun cas, perdre de vue qu à des correspondances, si remarquables paraissent-elles, entre des bases doivent faire pendant (dans une certaine mesure, tout au moins)’ des ressemblances similaires entre éléments morphologiques.
1. V. ci-dessus, p. 43. Cf. aussi ara et mu — moudre en indo-iranien comme en sumérien. 2. Cette réserve en raison des innovations inévitables propres à chaque groupe. Nous avons vu (pp. 32 et seq.), à propos de la conjugaison, par exemple, que, à l'intérieur de l'i.-e. classique lui-même, la forme ( commune » pouvait être assez souvent irrestituable. Dans son Introductiont, p. 22, M. A. M&iLLer a justement noté la part, nécessairement importante, de