V p.ex, A MniLLer, Esquisse. ., pp
Il est inutile d’insister sur l'importance bilatérale de la composition, tant en sumérien qu’en indo-européen. Cet aspect-là nous paraît des plus intéressants.
L'on notera, de même, les procédés parallèles d'expression du superlahif absolu dans sumérien gal-gal = très grand et dans arménien mec-a-mec, de même sens. (Pour sumérien mah, v. ci-dessus, p. 17, n. 1:.)
Dans les deux cas, 1l s'agit de composés, du type le plus régulier.
Morphèmes.
Le sumérien, nous l'avons vu’, ne paraît avoir eu qu'assez faiblement recours à ce procédé de dérivation. Ce n’est point, toutefois, qu'il dût y être, par définition, impossible. Un processus analogue à celui qui, de Leiche, a abouti à -lich, ou de latin mens à français -ment, permettrait fort bien d y concevoir, p. ex., comment {ur = petit (d'animal) que nous trouvons dans üùg-tur —lion-ceau, ur-tur = jeune chien, huG)-fur-tur(2) = tout petit(2) oiseau), etc., pouvait, théoriquement, y donner naïssance à un « suffixe » de valeur soit diminutive, soit patronymique.
L'on peut, au reste, concevoir qu'outre les morphèmes de dérivation peu nombreux, mentionnés plus haut, le sumérien en aït possédé quelques autres. Difficilement l'on séparera, p. ex., inim = parole (amatum) — pour
1. Selon M. F. THuREAU-DANGIN, Rev. d'Assyriologie, t. XVII (1920): H ou G en sumérien [pp. 33 et seq.] (Notes assyriologiques, XXXIV), il faudrait toujours lire À; un $ ferait défaut en sumérien. Cette solution ne rend pas raison du flottement fréquent £ :: g signalé par DesLirzscs. V. ci-dessus, p. 17, n. 1.