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CHAPITRE III : COMPARAISON MORPHOLOGIQUE

*leg ?) :: lg = vélement; ma :: mu = moudre; gal :: gul(a) — grand, étre grand; halam :: hilim = exterminer, anéantir'; dab :: dib :: dub — saisir, prendre; g/kar :: kur = lier, rassembler, etc. L'on peut, théoriquement, concevoir la possibilité d'une alternance vocalique. Rien n'indique, cependant, que les variantes de ce genre soient d'ordre proprement morphologique. Devons-nous y voir le résultat de flottement ou de normes orthographiques ?

L'on ne saurait décider.

Le nom en général.

Le sumérien est une langue certainement déjà frès usée. Cela se déduit, entre autres, du grand nombre de monosyllabes de significations totalement différentes que l'on y trouve’. En ce qui touche la déclinaison, l'on aura remarqué qu'il possédait deux « génitifs » : l’un en -k{a), l'autre en -g(é) dont l'i.-e. ne possède, que nous sachions, nul équivalent. La valeur propre et spécifique de chacune de ces formes nous échappe, d'ailleurs.

Comme, toutefois, en dehors de l'indo-iranien, du slave et du baltique, aucun dialecte 1.-e. n'a conservé, avec leur pleine valeur originelle, tout l'ensemble des cas primitifs, cette lacune n'offre, à notre avis, qu'assez peu de conséquence.

Dans une recherche telle que la nôtre, l'important était de retrouver, si possible, des coïncidences suffisamment nombreuses, assez frappantes aussi, pour écarter, en tout cas, l'hypothèse de rencontres fortuites. Nous croyons y être parvenus.

L'on notera, en sumérien, le trait, courant en caucasique méridional, consistant à substituer le collectif au pluriel proprement dit’. Sur ce point, l’arménien, bien qu'indo-européen, a, lui aussi, fortement subi l'influence du

terroir“.

1. Pour ce mot, que M. Pœ8ez, l'on ne sait trop pourquoi, pense avoir pu être emprunté au sémitique (Grundzüge, p. 33, $ 91), v. Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 203.

2. Cf., p. ex., J. D. Prince, Striking phenomena of Sumerian, Journ. Amer. or. Soc., XXXIV, 3, 1914, pp. 321-328.

3. V. ci-dessus, p. 58. Le caractère caucasique de ce procédé, en ce qui concerne le sumérien, a été rappelé par M. F. Bork, article de l'OLZ., 1924, Sp. 169 et seq.

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