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CHAPITRE II : COMPARAISON MORPHOLOGIQUE

plus ancien *enim'? — du verbe en(n)a = parler’. Ceci nous donnerait un morphème -im. Des mots tels que absin = croissance, apin = canal d'irrigation (couper a-pin?), agarin = matrice, mère, edin = plaine, erin = cèdre, ukkin, unkin = réunion, rassemblement, ulin — pièce d'habillement X, ulutin — temps, durée, bunin = conduite pour l'eau, impliquent possiblement un morphème -ë7; morphème de nature peut-être participiale, à en juger du moins par dubbin — proprement : saisissant, qui saisit > serre, griffe d'oiseau ou d'animal, manifestement dérivé de dub — saisir.

Les faits sûrs à cet égard sont, toutefois, trop peu nombreux pour autoriser encore des conclusions morphologiques de quelque portée.

Aussi bien semble-t-il qu'une tendance à réduire le mot à l'état d'un BLOC irréductible, — tendance très accusée en sumérien et qui semble exister aussi en arménien‘, — ait été plutôt peu favorable à la constitution d'une dérivation perçue comme telle de racine + suffixe. Le procédé, supposé qu'il existät, devait, fatalement, soit y rester rudimentaire, soit s'y dégrader promptement.

Le verbe.

La conjugaison sumérienne, lorsqu'elle nous apparaît, est en pleine crise d'évolution. Telle est, d’ailleurs, aussi l'opinion que semble en avoir M. A. Pœbel. L'auteur des « Grundzüge »... écrit en effet : «Obwohl auch diejenigen Wortarten (oder Wortkomplexe) welche die grammatischen Beziehungen ausdrücken, ihre Selbständigkeit im allgemeinen in hervorragendem Masse wahren, so sind sie doch, besonders beim Verbum, oft schon eng mit den Hauptwurzeln verbunden und auch bereits lautlich z. T. so reduziert, dass sie bisweilen schon eine gewisse Ahnlichkeit mil den grammatschen Bildungselementen der flektierenden Sprachen haben‘. »

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