V:,p ex, A Miirer, Esquisse.….., pp
s. Grundzüge..., $ 7, p. 6.
6. Déclarations intéressantes à rapprocher de K. BRUGMANN, Grundriss?, I, 1, $ 22, pp. 32 et seq. (cité dans Babyloniaca, VIII, 3-4, pp. 198 et seq.).
[Il semble donc que la conjugaison sumérienne témoigne alors d'une tendance évidente à perdre un assez grand nombre des caractères considérés par d’autres, et par nous-même, comme caucasisants, pour se normaliser sous une forme « flexionnisante » ; forme évidemment plus proche, à ce titre, du.type indo-européen.
Malgré tout, l'écart entre les deux économies reste sensible. Mais le vaste organisme qu'était le verbe indo-européen pourrait difficilement avoir été conçu d’une seule pièce. Comme pour la déclinaison, l'on y peut suspecter quelques indices d'une histoire qui, certainement, n'est pas simple. Sa grande variété et multiplicité de formes (dont certaines nous paraissent surérogatoires) s'explique difficilement comme un phénomène fonctionnel, originel. Cette conjugaison luxuriante s'est, d’ailleurs, largement allégée d'une langue à l'autre. Chaque dialecte indo-européen s'est recréé, à son usage, un type ‘plus simple; type plus ou moins bien équilibré, mais suffisant, pratiquement, à ses besoins. Le fait s'est produit en iranien, en arménien, en italique, en grec même, avec les «normalisations » que l’on sait. De tous les domaines de la morphologie indo-européenne, il n'en est peut-être aucun où les refontes, où les innovations particulières suscitées par le besoin de clarté, de simplicité, de régularité formelle soient plus sensibles.
Qu'il s'agisse donc de la période où elle s'est élaborée, ou de celles où elle s'est adaptée aux besoins de collectivités déterminées, la conjugaison européenne nous apparaît comme susceptible de modalités à peu près infinies. N'oublions point, ici encore, l'écart des temps entre l’état de langue sumérien et l'indo-européen.
La coïncidence d'un nombre appréciable de « racines verbales » ne saurait avoir et n'a qu'une valeur linguistique réduite. L'emploi de pa pour désigner le bâton pastoral"; de pa encore pour l'aile d’un oiseau*; de bar pour signifier lever, élever’; gar pour dire manger (subst.), nourriture*; de gan