CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS r
dont nous avons parlé plus haut‘. Eeip-10ç est formé sur {à — sir — lumière (accad. nuru), éclat, inflammation, ardeur du feu.
L'on nous permettra de rappeler, à propos de Sirius et d'Orion, les remarques très Justes d'O. Gruppe. Ce savant note, en effet’, que « [diese Gestirne]... für den ältesten Festkalender’, sowohl im Orient wie in Griechenland wichtiger gewesen sind als 1rgend ein anderes Sternbild »... Orion — c'est-à-dire apparemment le culte de cette constellation et de Sirius, qui s'y rattache, mythiquement et théologiquement — passait pour être mort en Crète*. Le foyer de cette foi, en Hellade, était la Béotie’, vieille colonie de 'epvpaiort. Les épithètes de n1mbosus, d'aquosus? répondent à celle d'a edin, mentionnée plus haut*. La qualité de constellation agricole n'est pas à démontrer, non plus que l'association de Sirius aux Pléiades, pluvieuses, elles aussi; association ancienne en Canaan°, mais aussi en paléo-indo-européen °. Gruppe a même suspecté son identité foncière avec Adonis, Osiris et Tammuz'. L'épouse de l'Orion, assyro-babylonien, Min:ib, est précisément Gula, déesse de la plante d'immortalité"”, commune à Sumer et aux plus anciennes croyances indo-européennes *. Dès lors, la connexion si étroite d'Orion-Sirius avec la culture de la igne et le vin'*, plante et chose « soma-
MANS DD. 11 9etn: 1:48.