V. ci-dessus, p. 49, n. 5, et p
9. Noté déjà par G. RAwLINSON, op. cit., p. 345 et seq. Il y a lieu de tenir compte qu’à l'époque où écrivait l’auteur, les langues que nous dénommons aujourd’hui asianiques, alarodiennes, élamites, vanniques, étaient couramment désignées sous le nom de fourantennes ou scythiques, ce que nous savons être inexact.
ple, c'est qu'il nous paraît illustrer d'une façon toute particulière les corrélations sacerdotales; corrélations qui, en Asie Mineure ancienne, ont certainement joué un rôle capital dans l'orientation politique comme économique des collectivités".
L'on voit donc, à ce propos, entre Sumer et une partie au moins du monde indo-iranien et arméno-cappadocien proches, s'accuser tout un ensemble de termes religieux communs de singulière portée’. La présence bila-
térale de termes, tels que : sumér. bar :: i.-e. *bhar-, briller ; das *dhagh-, brûler ; dues: “di/ie-, briller ; RARES *kand-, briller ; Dirigis *bh(e)re(g)-, arder, briller ; 14DOE *tap-, brûler,
de même sens des deux parts’, prend un singulier relief. [| semble que les porteurs de cette vieille culture aient été particulièrement familiers avec le feu et les arts du feu. Car la concordance est vraiment impressionnante.
Sous le rapport phonétique, l'égalité *afhar- :: asar n'offre, que nous sachions, nulle difficulté. L'occlusive dentale aspirée manque, graphiquement, au sumérien. Celui-ci, dès lors, peut la rendre : soit par la sourde, soit par la sifflante, sourde ou sonore. L'exemple de Nidaba :: Nisaba, celui de gud ::
guz et l'interéchange fréquent de z et de s sont là pour attester combien cette mutation, peu importante, est normale.
Cet ensemble insigne de coincidences lexicologiques sacerdotales ne se borne point là.
I s'accompagne de la corrélation insigne des doctrines concernant Sirius,
1, Pour le caractère essentiellement théocratique de ces institutions de « Mages », cf. op, CL D Rd Te
2. Les trouvailles de Boghaz-Keui en témoignent aussi, à un autre point de vue. Aux termes relatifs aux arts du feu, l'on peut, croyons-nous, joindre le nom du four : udun (assyrobabylonien utunu) ——S$ —, Eu égard à la variance fréquente a :: u en Mésopotomie suméroaccadienne (agar :: ugaru; arum :: urum; ama :: uma), cf. peut-être le persan afun, lun = four, dont le sémitisme ne s'impose, dés lors, aucunement.