V. ci-dessus, pp. 44, n. 3, et 47, n
13. Caractère central des rites somatiques à l'époque védique fortement marqué par HiLLE- BRANDT. Bien entendu, ceci n'exclut pas les autres courants. L'Inde, de tous temps, a eu une vie religieuse des plus complexes.
14. GRUPPE, Pp. 946, 948, 951, 955. Le nom de fou (552) que la Bible emploie (cf. Gese-
Zisc
tiques», s’il en fut', se justifie. Le grand rôle de pasteur des étoiles, que-
Sirius-Tistrya- a conservé dans l'Iran ancien’, s'accuse déjà dans son nom sumérien : SibU)-z10)-anna(s) — pasteur) fidèle(:) du cielG); indice de son
importance dans le calendrier.
C'est donc là encore tout un ensemble; ensemble grave, au point de
vue des plus anciennes croyances indo-européennes*, que l'on ne saurait, croyons-nous, se dispenser de rappeler. 1] implique une construction, une mécanique de l'univers. À ce titre, il est capital.
II. A côté de ces mots sacerdotaux associés à des représentations communes, se trouvent, avons-nous dit, certains concepis symétriques.
En voici quelques exemples.
Nous citerons, entre autres :
1° L'idéogramme accadien, de prononciation inconnue, écrit SAG()-
GIG(), soit intérieur ()-sombre(2), désignait une maladie, peut-être l'icfère.
Zimmern a remarqué’ l'évidente corrélation avec uehay-xohia. Nos « blue devils » et nos « humeurs noires » sont là pour témoigner que nos concep-
tions maîtresses n'ont guère changé, sous ce rapport du moins. 2° La notion du mauvais œil; notion sur laquelle M. A. Meillet* a rappelé l'attention, à propos d'avestique aëi, mot du vocabulaire ahrimanien. Le sumérien ne nous offre, ici, rien de lexicologique. Mais l'écriture,
qui rend l'idée de nuire, détruire, exterminer, méchanceté, mal (hul) par œil ({{—) + chien (FT), nous montre, comme le note judicieusement Bar--
NIUS, Thesaurus, Leipzig, 1830, t. Il, p. 701, b) s'explique de soi par ses corrélations avec la
liqueur qui enivre. Remarquer que le dieu « somatique » Dionysos est précisément celui dont la.
tradition associe le souvenir à celui d’une expansion cultuelle vers l'Inde. 1. V. ci-dessus, p. 44, n. 2, et index.
2. Cf. J. DARMESTETER, Zend-Avesta, Index, s. v. Ti$trya-. 3. Cf. dernièrement encore H. ZimmerN, Akkad. Fremdw., p. 63.
4. Pour Sirius et Isis, voir Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 156. M. Baz GanGapHar TiLax,. Orion, etc. Poona, 1916, place ce qu'il dénomme l’« Orion period » des Indo-iraniens entre 4000 et 2500. Selon V. A. Sumiru, Oxf. hist, of India, Oxford, 1919, p. 8, n. 1, cette date serait tropélevée. Nous estimons que ces évaluations ne sauraient, pour l'instant, avoir qu'une valeur
toute spéculative. Elles échappent, par définition, à toute vérification. 5. Akkad. Fremdw., p. 49.
6. Linguistique historique et Linguistique générale, Paris, 1921, pp. 288-289. Pour æ+:/ en:
sumérien, v. ci-dessus, p. 87 et n. 1.