CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS
ton', le «mauvais œil» promu à la dignité de facteur d'idéogrammes”*.
3° Un nom indo-européen de l'oreille, dont la valeur religieuse a également été relevée’, prête à des observations lexicologiques plus concrètes. L'on notera, avec M. Meillet*, les «interdictions » probables qui «ont porté sur le nom de l'œil et aussi sur celui de l'oreille *aus-, *us-, qui se trouve n'être pas représenté en sanskrit, qui est ahrimanien dans l’Avesta et qui a disparu de bonne heure dans les dialectes iraniens ».
4° Hsemble que gubu, gûb, gaba (-YI]), qui signifie main gauche, gauche, par opposition à zid (cf. 4-z1-da — main droite, place d'honneur, [usage que nous avons conservé], n'ait ce sens que par suite d'une métaphore similaire à grec etovumos, àpiotepéc, avest. vairyastara-. Ce n'est certainement pas par hasard que -[[] s'emploie en accadien pour désigner le ciel : Sama, siège des grands dieux bienfaisants. Zi(d) — comme chez nous, droite, droit (côté), mais aussi déétos dans le sens de : favorable, de bon augure, bienveillant, favorable, fidèle, etc.
5° Noter, dans le même ordre d'idées, l'emploi de -»T — an (AN), qui, proprement, désigne ce qui est en haut, le ciel, d'où le dieu du ciel, le dieu’. L'on rapprochera, sous le rapport sémantique, sscr. deva- — dieu par rapport à div- = ciel. Ici encore, l'on peut concevoir une corrélation de doctrines théo-, logiques. Il n'y a pas passage de mois, mais bien symétrie de sens. L'on sait