CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS
remontant à un original sensiblement un. Mais on peut se représenter que l'indo-européen commun ait été l’un des dialectes d'un groupe étendu dont les autres dialectes auraient disparu. Des textes notés en écriture cunéiforme, trouvés à Boghaz-K61, en Cappadoce,… offrent une langue, dite à tort hittite, qui, à en juger par l'état actuel du déchiffrement, ressemble trop à l'indoeuropéen pour en être séparée, et en diffère trop pour se laisser considérer comme un développement de la langue représentée par l'indo-iranien, le grec, etc. Îl se pose ici un problème nouveau’...
Cet aspect inattendu de l’indo-européen, qui vient diversifier et compliquer encore nos idées sur la matière, épuiserait-il donc toutes les possibilités ? C'est peu probable, on en conviendra. Le cosmopolitisme évoqué par M. S. Feist aux «origines » indo-européennes est un fait bien acquis, dont il faut tenir compte. L'on ne saurait davantage oublier que, sur les terroirs indo-européens, s’est, de tous temps, projeté, ombre immense, le profil de tout l'ouest de l'Asie. Voyons donc dans quelle mesure ce que l’on peut entrevoir de cette histoire générale lointaine peut contribuer à vérifier et à préciser nos aperceptions.