M. BouLe, op. cit., p
s. Fait important, que l'on ne saurait assez fortement marquer, à notre avis. Cf. avec ci-dessus, pp. 7 et seq.
trations sans modalités, innombrables. Pourtant, si nous concevons largement, comme il peut et doit l'être, l’'ample spectacle historique et humain évoqué ci-dessus, nous ne pouvons manquer d'y relever le rôle essentiellement moteur que joue l'Asie occidentale.
Ce rôle est incontestable.
C'est, en effet, en Asie que se trouve le principal stock de brachycéphales connus’. C'est en Asie également que la vie sociale de type agricole se montre plus précocement, le plus intégralement développée et organisée. C'est sur les tablettes proto-élamites et dans les caractères sumériens archaïques que se trouvent, actuellement, les plus anciens prototypes connus de nos maisons. C'est là que, grâce au terroir et à une situation économique incomparable, la vie des créateurs de richesse semble avoir d'abord pris quelque intensité, quelque ampleur ; là qu'elle s'est promptement créé un outillage ; outillage dont sa religion, saisonnière et de type si remarquablement wniversaliste, n'est pas le moindre chef-d'œuvre. La législation foncière de Sumer y dénonce une expérience immémoriale de la « village community » agricole. La répartition des fonctions dans la ville-temple de Lugalanda, par exemple, prélude déjà à notre « division du travail ». Tout y est organisé, aménagé pour l'effort économique en commun*. La grande religion, qui, plus tard, verra dans l'épi, dans le vin, les emblèmes mystiques de la fécondité, de l'immortalité, se trouve déjà en germe dans la langue qui dénomme l'épi anu, la vigne (et le vin) geë-fin'. C'est en ce canton du monde que la tradition antique place le plus ancien foyer d'exportation des tissus. L'âge des métaux s y ouvre quelque 2500 ans (minimum) avant chez nous‘. Fait d'autant plus grave que la métallurgie implique, en ces temps plus qu'aux nôtres, une sorte de royauté économique, que les peuples indo-européens n'ont cessé d'y asso-