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CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS

incalculables. Que l'on songe au rôle international de la métallurgie’, si sensible dans Homère’ — et nos jours.

azag = clair, pur (({Ÿ), au sens rituel. Fréquent dans les noms divins (dHedim-(me)-azag, {A zag-su(g), etc.). Landersdorfer (p. 90) rapproche avec vraisemblance de 4: (mot rituel sacerdotal), de même sens.

azu, uzu = mage, médecin (accad. baru, asu); a survécu dans syr. xex — médecin.

bar(i) = étranger, ennemi. Si le mot B&p6apos du grec est d'origine sumérienne, comme le suggère Werner, Glotta, IV (1913, pp. 303-304), cet emprunt Jjetterait un jour assez suggestif sur les anciens immigrés «barbares » en Hellade’.

bar/par = clair, brillant, pur; terme sacerdotal; passe dans -3, de même sens. La «racine » «3 paraît avoir été secondaire. Cf. wap-bveu.

bulug — fendre (du bois) et 52 (au Piel) — «spalten»; m2 (mot tardif) — section, classe (de prêtres). Terme de métier et d'administration.

bur (€) = fosse, puits, cilerne; se retrouve dans =, de même sens. Cf. bure.

di (QE) = droit, justice (assyr. denu, dinu); se retrouve dans j#, terme aristocratique et sacerdotal. Rappelons, avec H. Zimmern (p. 24), que l'avestique daena-, qui = religion, croyance, est d étymologie inconnue (cf. Car. BarraoLomz, Altir. W.-B., s.v.). Terme du lexique sacerdotal.

-düb (E=\NT) = tablette (pour écrire); accad. duppu, tuppu; var. dappu; élam. tuppi=inscriphion; sscr. drpr- (lipi-) = écriture; v.-perse dipi-—1nscription; aram. «es — fablette; etc. C'est en Élam et Sumer que se trouvent les plus archaïques spécimens de l'écriture. L'apparence des sceaux de Mohenjo Daro et de Harappa offre certaines ressemblances avec cette graphie. Mais l’on ne saurait, pour l'instant, en conclure quoi que ce soit.

1, Un ouvrage romanesque, mais informé, de M. D. Mérejxowsxi, La naissance des dieux?, a finement noté cet aspect de la question. V. op. cit., p. 22. 2. 1l., Il, 856; I, 593 et seq.; rapproché de XVIII, 369-617; VII, 472-475, etc. 3. Le redoublement serait tout aussi normal que celui de gal-cal, dim-dim, kin-kin, etc. Rapprocher ceci du nom sumérisant des l'egvpaïot et de l'institution sacerdotale du vémevos :: {e- -men, ainsi que de sangu :: äytos.

VE

dun — maître, seigneur, héros (accad. edlum); 1= «herrschen », «wallen ». V. à ce propos Babyloniaca, VIIT, 3-4, p. 201; duv-aornc, düv-x-uau”, etc.

dur = habiter (JET) et -w1, de même sens ; 1= habitation; sscr. dur-onû-.

edin = plaine, campagne (surtout cultivée); = probablement rs». Zimmern: suspecte avec raison une étymologie populaire rattachant à 7 àdovi. L'arbre de vie du jardin divin (Genèse, 11, 9) paraît, toutefois, singulièrement proche de l'ù nam-ti(l)-la sumérienne. Tout ce récit est mésopotamien d'origine.

e-gal (EÏYT El) = maison-grande > palais; terme d'architecture désignant la demeure d’un dieu ou d'un prince, qui a pour contre-partie en Egée le ASY femen :: réuevos, désignant le fief du dieu et/ou du prince dans l'Égée (Babyloniaca, VIIL, 3-4, pp. 179-183). Cf. som. Ces deux termes nous paraissent de grande portée pour ce qui touche à la part de Sumer

dans les institutions relatives aux rois-prêtres.

engar (>) = cultivateur; accad. 1kkaru; répond à 34, de même sens

(Am., y, L6).

eSgar = proprement chaîne, de là charge, tribut imposé à une pièce de terre; répond à accad. i$karu, mais aussi à hébreu 368 (Æz., xxvr, 15; Ps.,

LXXII, 10), de même sens.

gä-ge-a — maison close; accad. gagu = demeure des courtisanes sacrées. Zimmern, à bon droit, rapproche syriaque gagoaua = « mæchus ». Rap-procher du cas de m&klaë :: wi», qui n'est pas plus grec que sémitique. gäl (-YY4) = ouvrir, ouverture, fente (aussi gala); bi = source, fontaine; comparer sscr. jala- (< rac. gal) = fontaine, source; = « Quelle ». Rac. 1.-e. “gel-, *gol-. V. Babyloniaca, VIIL, 3-4, p. 204, ce que nous avons. dit de murub — pudendum muliebre. Le mot sumérien £$ E] = ga(l)la a ce même sens.

gu = lien, attache, fil, brin ($-4), accad. qu, ga; terme de tissage et de ma--

1. L'on sait que le #5ÿ hébreu n'est autre que $a/iÿ hétéo-kaneëi, qui — «grand », noble, . aristocrate. Rapprocher de nos remarques, s. v. ë-gal.

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