CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS
men, min = couronne, liare (WA); pourrait avoir été conservé dans avest.
mina»- = ornement de bijouterie, collier d'or (Yt., 5, 127; 17, 10).
muG)-sar (2) = « Schrifturkunde » (proprement nomU)-—écrire(2)); rapproché,
avec vraisemblance, par Zimmern (p. 29) de sscr. mudra = cachet (Siegel), v.-perse *muzra-, *mudra- > persan muhr (attesté aussi sous les formes m. p. -mw [et sms — mudr, muôr], arm. murhak)'. Cf. encore
H. Junxer, /ndogerm. Forsch., XXXV (1915), p. 278.
musar = plantation, jardin, champ cultivé — assyr. musaru, musaru, de
même sens; cf. aram. x» = « garden-bed », que l’étymologie populaire par rac. > a fait écrire «w"#, en ce pays où gan et edin signifient champ et, par extension, plaine. L'on rapprochera, avec M. Zimmern, armén. maarai = «Gartenbeet » (H. Hüsscamann, Arm. Gram., p. 270, n° 93, qui renvoie à FRAENKEL, Aram. Fremdw., Leyde, 1886, p. 129).
nisag = offrande, sacrifice (EGXCY); accad. niqu, nisakku, nisaggu. Sert
donc (nigu) à désigner, notamment, la libation. Le caractère s'emploie aussi dans le sens de chef, prince (accad. a$aredu). Mot éminemment sacerdotal et rituel. La solidarité avec +0 — verser, répandre; se: — libation rituelle (Deut., xxx, 38) et se = prince (Jos., xiu, 21; M, v, 4, etc.), est, dès lors, évidente (cf. déjà LANDERSDORFER, p. 77). Rapprocher de sangu, temen, gusur, sig, su(d), etc.
pad/t ({Ÿ) = réduire en miettes; morceau; mielte («zerstückeln; Bissen ;
Brocken ») (Deurrzsca, Glossar, p. 73). Mot de mendiant; cf. ns hébreu, de même sens (Genèse, xvmi, 5; Juges, xix, 5; | Sam., n1, 36; xxvInr, 22; RAR nr Son ex ci Mlermellitureique dans Lés., 1, 6. Rapprochement déjà dans Landersdorfer (p. 81). Rapport possible avec mecoôs, mertés, d'origine inconnue.
Sil(a) (5) :: non = chemin batlu, route, simple variante à préformante -»
de sumérien si/(a) — rue, roule (accad. suqu); la racine 5e = remblayer paraît avoir été construite sur stl{a); corvées de travailleurs, apparem-