‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 19 sur 243 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

méthodique a toujours le devoir de vérifier la possibilité de réactions intéressantes.

Un corps mal défini ne se détermine peu à peu que sous l’action des principaux agents physiques et chimiques des laboratoires. Que, linguistiquement, l’indo-européen soit une pierre de touche incomparable, nul ne le contestera sérieusement, pensons-nous.

Cette utilité, en outre, est d'ordre humain. Les grandes cultures sont, en somme, fort peu nombreuses. La sumérienne est du nombre; l'indoeuropéenne aussi.

Or, la présence, la fortune en indo-européen oriental et ancien! de notions doctrinales importantes, dont la plus ancienne expression actuellement connue se trouve en Sumer, fait un devoir à l’indo-européaniste de présumer ici quelque rapport inconnu.

Quant à l'étendue, à la véritable nature de ce rapport, il est indispensable qu'il sache s'imposer une prudente réserve. Il ne l'est pas moins qu'il s'en inquiète. En science, comme dans les affaires, la crainte des responsabilités n'est nécessairement synonyme ni de sécurité, ni de progrès.

[ y a donc lieu pour lui, avec les précautions que la méthode et la raison lui dictent, d'explorer le terrain.

Des correspondances cosmo-théologiques suméro-indo-européennes nous. avons, croyons-nous, déjà fourni quelques illustrations qui nous ont paru topiques?. .

L'on nous permettra sans doute d'y ajouter, en passant, la suivante, concernant le dieu Trita.

Les Indo-Européens, comme on le sait, honoraïent, entre autres, un: vieux dieu des eaux. Ce dieu, chez les Aryas, portait le nom de Trita aptya,. soit Zritas l’humide, ou Trita des eaux.

Cet immortel, extrêmement vétuste et vénérable*, séjournait en un:

1, Babyloniaca, VIIT, 3-4, pp. 194-195; 210-217 et p. 214, n. 5.

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