X INTRODUCTION
C'est, lui aussi, le dieu-sage par excellence. C'est un « voyant »'; un dieu oraculaire et médicant?.
Son culte a gagné l'Élam:.
Or, ce pays est, à notre point de vue, de la plus haute importance. Nabonide* en signale les attaches aristocratiques avec l'ancien [ran achéménide. L'on est en droit d'en suspecter des colonies dans les Balkans et en Sicile antéclassiquesf. G. Hüsing*, H. Zimmern’ en dénoncent des rapports avec la Méditerranée prégrecque d'une part, avec l'Iran et l'Inde de l’autre. F. Bork®, de son côté, insiste fortement sur l'évidente corrélation des « Strichinschriften » de Suse avec le système graphique sumérien?, en même temps que sur la probabilité de colonies sumériennes attardées en paléo- Iran”.
Ea est le « dieu des mages #ar' &£oyñv" » — l'on sait que sumérien uwzw signifie à la fois mage et médecin —. Son fils premier-né est le dieu du feu”. Ceci dénote, évidemment, de l’un à l’autre au moins certaines corrélations substantielles (comme il en existe de Trita à Agni)”. Éa est dit dara-azagabzu*=— bouc (accad. {urahu) pur de l'abzu. Or, l'on sait que le bouc est inti-
1. THUREAU-DANGIN, op. cit., 7, h, 2-3; aussi DEIMEL, op. cit., p. 112, a, $ s.
2. V. note précédente et THUREAU-DANGIN, op. cit., 124, 4, 3. Cf. aussi 60, 1, 12; 18, 4, 52.