INTRODUCTION XI
mement lié à la liturgie védique d'Agni; qu'il passe, même, pour être l'emblème de ce dieu.
Enfin Éa est le troisième membre d'une /riade*, dont les deux premiers sont (Anu), le dieu du ciel suprême, et En-hil, dieu de l'atmosphère.
Il y a là, pensons-nous, de quoi donner à réfléchir aux indo-iranisants.
Eau et feu et sagesse et bouc et triade ne marchent pas, nécessairement, de pair. Nous avons donc affaire à une concordance remarquable que rien, à priori, n impose à l'esprit humain.
C'est pourquoi nous en venons, sans plus tarder, à l'exposé linguistique annoncé.
Pour la commodité, nous l'avons réparti sous quatre chapitres, qui se subdivisent, à leur tour, en paragraphes.
Le premier, nous le consacrons à rappeler, outre quelques données générales, ce que la linguistique la plus rassise peut affirmer de la structure morphologique du plus ancien indo-européen.
Le deuxième examinera, dans le même ordre, les mêmes aspects, mais d'un point de vue purement sumérien.
Dans le troisième nous chercherons à déterminer si et dans quelle mesure les organismes linguistiques sumérien et indo-européen peuvent être, morphologiquement et généralement, superposables,
Nous dresserons, pour finir, le bilän de l'opération. Nous verrons ce qu'il est, raisonnablement, permis d'en conclure. Ce sera notre dernier