‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 32 sur 243 · TV DO NIT ET D · texte numérisé non relu

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et, très manifestement, dans celle du groupe indo-iranien', un rôle des plus appréciables?.

Les documents que l'on y a retrouvés : en Mitanni, en Cappadoce; la correspondance « amarnienne » qui s'y rattache, prennent, peu à peu, de la consistance. L'on y voit, lentement, sortir de l'ombre toute une histoire indoeuropéenne de conséquence toute particulière pour les civilisations antéclassiques et classiques de la Méditerranée.

Nous y distinguons des éléments indo-européens {dont des Aryens) incorporés à une masse largement non-indo-européenne; masse des plus cosmopolites, d'ailleurs.

Par rapport à nos connaissances actuelles de l’indo-européen, ces Indoeuropéens-là ne sont donc rien moins que « purs ». Ils portent dans leurs flancs une lourde partie de l’histoire de l'Asie Mineure. Sur ce terroir ils ont, de plus, subi un brassage énergique. Sous bien des rapports « leur indo-européen » s'éloigne de celui que nous connaissons d'autre part. En outre, s'ils ont beaucoup donné à tout leur entourage, ils en ont, non moins certainement, pas mal reçu“.

Ceci vient, par suite, à l'appui de notre remarque antécédente touchant les mélanges prodigieux consommés, dès l'antiquité, le long de la fameuse zone mentionnée plus haut.

M. Feist nous parait avoir eu le sens très juste et très profond de cette Cimpureté » d'origine. Aussi sa substantielle Europa im Lichte der Vorgeschichle‘... s’attache-t-elle à mettre en relief tout ce qui peut contribuer à accuser le caractère de « Mischsprache » de la « Grundsprache ».

Il mentionne, entre autres, la richesse de son développement organique,

1. L'importance des Indo-iraniens au point de vue de l'état des croyances archaïques est bien connu. Pour leur valeur, au point de vue de l'état de langue ancien, v. A. MeiLcer, /ntroductioné, p. 40.

2. Bon rappel de quelques vérités générales importantes, dans cet ordre d'idées, par G. Hüsinc, Eïnheim. Quellen zur Gesch. Elams, I, premières pages ; aussi pp. 10 et seq. Voir aussi À. Merccer, BSLP., t. XXIV (fasc. 2; n° 74), pp. 168-160.

3. V. entre autres, à ce propos, les remarques de M. À. MeiLcer, Introductioné, p. 22.

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