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CHAPITRE T : DE L'INDO-EUROPEÉEN

son état avancé, l'abondance des formules flexionnelles, le nombre des synonymes, les possibilités si multiples de dérivation nominale et verbale, les étapes que l'on peut entrevoir dans la constitution du morphologisme : racine-thème faisant fonction de mot; puis formes à suffixes primaires *o, -*i, *u, *a, —*es-, etc., presque aussi archaïques; enfin la foule des morphèmes -“{o-, -*fpo-, *no-, *mo-, etc., dont l'emploi vient encore enrichir les ressources d'expression de l'indo-européen. Il note également: les procédés divers dont l'indo-européen dispose pour rendre une seule et même notion.

Il semble donc que le tableau si vivant et si large évoqué par lui* de l'Europe préhistorique puisse, à peu de chose près, se transposer en Asie antérieure lorsque les Aryens nous y apparaissent.

Mais un autre aspect, non moins suggestif, sollicite notre attention. Il ne saurait suffire de parler de la langue si l’on passe sous silence l’un des traits essentiels de la culture que cette langue a contribué à propager.

Or, ce qui caractérise les civilisations égéo-hellénique et romaine, c'est le pulullement des willas; des exploitations agricoles; exploitations dont la maison du dieu ou celle du seigneur (confondues, dans le principe) constituent, en quelque sorte, le « noyau ». Autour de ce « manoir » s'est construite la bourgade, devenue, parfois, la grande ville, la cité.

Nous avons affaire, en l'espèce, à une organisation économico-sociale bien définie dans le temps : organisation datant de l’époque dite des agriculteurs’. On en situe, d'ordinaire, l'apparition en Occident vers les temps néolitiques, ce qui, chronologiquement, reste tout relatif. |

Dans un travail antérieur“ nous avons eu l'occasion de rappeler la place, — place archaïque et insigne, — que les institutions sumériennes occupent dans l’histoire de ce procès. C’est en Kingir, pour la première fois, que nous apparaît ce roi-prêtre, qualifié si souvent par les inscriptions officielles : d'engar’, c'est-à-dire : d'agriculleur, de cultivateur. Le terme, manifes-

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