‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 48 sur 243 · MSEP.SXXIEp · texte numérisé non relu

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verses... [ce qui] peut contribuer à expliquer qu'elles varient sensiblement d'un ancien dialecte indo-européen à un autre’ ». À propos du locatif et de l’ablatif, il croit même devoir dire que, « sans pouvoir rien prouver rigoureusement, l’on entrevoit que leurs désinences propres sont d'anciennes postposihons *

Nous avons, plus haut’, référé à d’autres passages où le même auteur entrevoit la possibilité pour le -*d (-*{) de l'ablatif singulier des thèmes en —*e/*o- d'«être dù à la fixation d'une postposition indiquant le point de départ »; note que l'élément -*bh(i)- n'a pas, dans les dialectes occidentaux, «une valeur casuelle* bien précise » ; que cette désinence a souvent un caractère adverbial plutôt que véritablement casuel’. Cette valeur adverbiale ne laisse pas que d'être assez suggestive ; car, si l'on voit assez bien par quels intermédiaires l’on peut passer d'un postfixe à la flexion, le procès inverse, portant sur une désinence seule, paraît plus malaisément explicable.

Au point de vue préhistorique où nous sommes obligés de nous placer, est-il, d'ailleurs, possible de concevoir une délimitation bien nette entre des formations pseudo-casuelles de type adverbial et des formes casuelles proprement dites ? Nous serions portés à en douter. La normalisation nous paraît, ici, constituer le critérium essentiel. Et ce critérium, comme de juste, est tout empirique. Si l'exemple donné par Euripide* (après Homère) eût été suivi, nul doute que le grec n'ait eu de grandes chances de voir un génitif en -8ey des pronoms personnels éyw, cd, par ex., faire une concurrence, peut-être victorieuse, au génitif classique en ëumoÿ, ooù. L'exemple d'évémaroc :: nama-tah précité’ nous paraît, à ce même point de vue, des plus instructifs.

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Ibid., p. 50. C’est nous qui soulignons.

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