CHAPITRE I : DE L'INDO-EUROPÉEN
Pour indiquer un objet éloigné, l’1.-e. a recours à *l, *n, *w. Ce dernier élément est particulier à l'1.-e. oriental, cf. sscr. asä-u. Le *] se retrouve, p. ex., dans le latin sle; le *n, dans aryen “*a-na-, grec ë-vn < i.-e. *e-no-, *e-na-.
b) Le relatif. — Formes : *jo- (— sscr. ya-; grec ë-< pour *o-<) et *kte-/0-, *kkei-.
c) L'indéfini et l’inlerrogatif.
*kxe-/o-, *kkei-, auquel on peut adjoindre *sm-mo- — proprement un (cf. sem-el, gr. àu-6-, sscr. sama-).
La flexion de ces pronoms, différente à certains égards de celle des noms en -“e-/-*o-, ne nous intéresse pas spécialement ici.
d) Le pronom personnel. — L'i.-e. commun nous est imparfaitement connu, la plupart des dialectes ayant innové.
Voici ce que, à la rigueur, l’on parvient à distinguer
Singulier : 1° pers. Nominatif *egh- Autres cas *em-, *en- Génitif *méne (avest. mana) *méme (sscr. mdma)
Génitifatone “eme (grec et armén.) Datif *(e)m(é)ghi Datifatone “moi, *mez
Accusatif *(e)m(e)
Ablatif *me-d (cf. avec p. 24) Instrumental incertain (*me, *mo P?) Locatif *moi, *mej
Pluriel : Nominatif “*ñei- (sscr., avest.)
*ns-mes (grec, armén., balto-slave, refait sur l'accusatif).
Autres cas *no(s)- *n(s) + une particule -*sm{e)(s) propre au grec et à l'indo-iranien. |