CHAPITRE I : DE L’INDO-EUROPÉEN Si
Le présent exposé n'ayant d'autre objet qu'un rapprochement comparatif entre les morphologies i.-e. et sumérienne un schéma des plus sommaires du vaste organisme qu'est le verbe i.-e. peut donc, actuellement, suffire.
Dans cet exposé nous nous attacherons, d’ailleurs, plutôt aux procédés de fonctionnement qu'aux formes elles-mêmes. Les premiers nous paraissent, en effet, dans le cas présent tout au moins, offrir un intérêt égal, sinon supérieur, aux secondes; car, pour ce qui touche aux formes, chaque dialecte i.-e. a beaucoup innové.
La racine 1.-e. n'étant, par elle-même, ni nominale ni verbale, il n’y a verbe que lorsqu'elle est pourvue de suffixes et de désinences verbaux.
Elle n'est pas davantage, in se, transitive ou intransitive.
Quant aux thèmes verbaux, ils n'expriment pas le {emps, mais seulement le degré d'achèvement de l'action. Ils indiquent aussi que le sujet fait (pour d’autres ou pour lui-même), fait faire ou fait souvent l'action. À cela se borne leur rôle.
Le temps s'indique uniquement au moyen de l’augment, du redoublement et de la désinence.
Il y a trois modes fondamentaux : indicatif (énonciation ipure et simple d'une action ou d'un état); optatif (idée d'obligation, d'où de désir, de souhait) ; subjonctif (idée de possibilité, d'éventualité).
Le premier comporte le thème dit {emporel, avec ou sans suffixe ; le deuxième, le thème + un suffixe -*ye- -*- -#;- {ce dernier réservé aux formes athématiques); le troisième, le même thème + une voyelle thématique *e-/-*o-.
Les thèmes dits {emporels comportent :
1° La racine, sous l’une quelconque de ses vocalisations'.
2° Cette racine peut être élargie :
a) soit par infixation d’une nasale (-*n{e)-) ;
b) soit par adjonction d’une voyelle thématique ;
c) soit au moyen d’un suffixe. Tels sont, p. ex., -*éye/-?- (causatif et
VDS.