‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 6 sur 243 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

De son côté, le dépouillement du vocabulaire, aspect dont nous nous gardions bien de nous exagérer l'importance’, aboutissait, lui encore, à des constatations cadrant, somme toute, avec les précédentes.

Nous ne savions, cependant, trop qu'en penser, considérant l'extraordinaire divergence, d'aspect comme de structure, entre sumérien et indoeuropéen. L'idée nous vint alors que le sumérien pourrait, à la rigueur, correspondre « à ce qu'un chimiste eût dénommé un éfat « allotropique » de l’indo-européen* ». État dont l'extrême archaïsme pourrait, dans une large mesure, expliquer ces architectures si largement différentes, en même temps que certains « $ymétriques » véritablement impressionnants au double point de vue linguistique et cosmo-théologique ; symétriques dont l'évidence et le nombre nous frappaient de plus en plus chaque jour.

Entre temps, nous apprenions, non sans une heureuse surprise, que M. H. Hein’ avait, tout à fait indépendamment, procédé à des constatations concordantes, quant au fond, avec les nôtres. Nous prenions connaissance de ses trois articles : Sumerer und Indogermanen (Mannus, 11-12, 1-2, 1919- 1920, pp. 183-204); Sumerisch-Indogermanisch ? (Altona, 1919, lithogr.); Die ällesten indogermanischen Sprachreste (OLZ., 1921, Sp. 250-258); articles dont les titres successifs indiquent avec clarté et les tendances et le progrès. |

D'autre part, nous croyons nous rappeler que tels sumérologues, résidant actuellement dans le proche Orient, en étaient, de leur côté, par des voies absolument personnelles, venus à envisager sérieusement, dans leur for intérieur, cette même éventualité.

Tout officieuse qu'elle fût, cette nouvelle donnée, s’ajoutant aux autres, ne laissait pas que de nous paraitre assez curieuse.

Nous avons donc jugé qu'il pourrait être opportun de constituer un dossier où la question serait posée franchement, directement, sous sa forme linguistique; où l'essentiel des faits sûrs intéressant la solution serait réuni -avec un large index en facilitant la consultation.

1. V. Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 207, et ci-dessous, pp. 11, 77 et seq. 2. V. Babyloniaca, pp. 197 et seq.

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