XX
Le AVANT-PROPOS
étude Chinese and Sumerian; étude dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle dénote chez l’auteur une absence à peu près complète de sens de la grammaire comparée (sens qui manque, d'ailleurs, à d'excellents esprits). Tant qu'à faire intervenir la sinologie dans la matière, 1l eût été, croyons-nous, bien autrement utile qu'un sinologue compétent abordât franchement l'étude: du syllabaire sumérien. Il y aurait là toute une étude comparative à faire, d'un point de vue PUREMENT GRAPHIQUE ; étude dont la sumérologie pourrait, éventuellement, retirer très grand profit (emploi d'idéogrammes complexes, classement des signes, etc.). Pour les langues, par contre, il ne semble vraiment pas que la confrontation présente le moindre intérêt.
Si nous ajoutons à cette liste la tentative de M. G. Sigwart' pour rattacher au sumérien certaines formes étrusques, nous aurons, nous semble-t-il, mentionné l'essentiel des essais récents pour relier le sumérien à d’autres. langues ou familles de langues.
Les études de MM. Th. Kluge et C. Meinhof, intitulées respectivement Versuch einer Beantworlung der Frage : Welcher Sprachgruppe ist das Sumerische anzugliedern ? (Leipzig, 1921) et Das Sumerische und die Sprachen Afrikas (Zischr. f. Kolonialsprach., V, 4 [1914-1915], pp. 319-331), ne sont pas des essais d'institution de parentés. Ce sont des analyses ; analyses. ayant pour objet de montrer par quels traits généraux la langue de Sumer évoque, dans l'esprit des auteurs, les procédés en usage dans certaines langues du Soudan.
Notre excuse d'ajouter ces cent et quelques pages à une littérature déjà. ample tient en peu de mots. Des recherches personnelles entreprises en dehors. de toute idée de parenté nous ont fait achopper sur quelques coïncidences. cosmo-théologiques, qui nous ont paru remarquables, entre Sumer et le plus. ancien monde indo-européen, plus particulièrement l'indo-iranien’.
Un examen de la morphologie, entrepris secondairement, nous a conduit, surtout pour la « déclinaison », à des constatations curieusement coïncidentesavec les précédentes.
1. Glotta, t. VIIL (1917), pp. 148-150. V. ci-dessous, p. 114, n. 3. N 2. V. à ce propos Babyloniaca, VII, 3-4 (1924), notre article intitulé La Grèce et l'Orient
ancien, et notre index.