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CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN

Delitzsch', c'est, sans le moindre doute, sumérien {{d) PX, fleuve eau se survit sous l'’I, fl. d'Hérodote, I, 179 (pour *"I{à)c).

Restent l'écriture, la langue, la structure économique et sociale, qui forment un ensemble.

Sous le rapport images, l'écriture ne nous apporte aucun renseignement dont l'on puisse déduire directement qu'elle s’est élaborée dans une zone montagneuse et septentrionale.

[l est vrai que Ar :: pays :: accad. matum s'ÿ rend par le même mot et par le même signe % (trois montagnes) que kr :: montagne :: accad. sadu’. Mais :l est sage de ne pas prétendre forcer l'argument. L'égyptien 5 s-t, qui sert à désigner les pays étrangers, nous en avertit. L'on en peut dire autant de ©, qui > à QT et montre le soleil se levant entre deux montagnes.

Tel nom divin, celui d'En-hl, « Seigneur de la tempête », dénommé kür-gal = « montagne-grande », dont un temple s'appelle e-kür — « demeure de la montagne », paraît, pourtant, impliquer un culte où les montagnes élevées participent à la sainteté des dieux. Un clergé dont la doctrine s’est, tout entière, élaborée dans la plaine n'appelle pas son dieu suprême : montagne.

La part que cette écriture accorde, par exemple, au capridé de montagne (qui, précisément, sert à désigner un dieu grand et ancien)’, au bovidé, à tel rapace, tel le faucon, qui se nourrit avant tout de menu gibier et d'insectes des champs, évoquerait plutôt un pays de pâture alpestre et boisé.

Ceci répondrait assez aux caractéristiques des régions sub-caucasiques comprenant et entourant les actuelles Géorgie, Arménie.

L'on sait que ces territoires, notamment la Kachétie, sont remarquables par leur culture vinicole, qui y est immémoriale. C’est dans ces parages que la Genèse‘ place les plus anciens souvenirs relatifs à la culture de la vigne, ce que la linguistique confirme.

l GTuUndzALE D 2,.n..1.

2. Le correspondant bien connu de $adu est H1 qui, en hébreu, désigne la campagne ouverte, la plaine, les champs, et répond à peu près pour le sens à sumérien edin.

3. Cf., p. ex., le cas de dàr/dara (v. ci-dessus, p. x, n. 14) et de sigga, sigga-bar, désignant le capridé, emblèmes et noms occasionnels d'Éa. V., avec ci-dessus, pp. 1x-x1.

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