‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 63 sur 243 · V. p. 40 et nn · texte numérisé non relu

V. p. 40 et nn

Ce dernier point est important. La mer étant l'intermédiaire essentiel des échanges, c'est, bien évidemment, le long du rivage et dans ses ports qu'une civilisation puissante et maritime constituera ses principaux, ses plus durables stocks de richesses.

Le fait s’est vu, plus tard, en Canaan; sur la côte « troyenne » de l'Asie. Il paraît donc au moins probable que la marche de la civilisation dans la direction du nord' correspond, au fond, à celle de l'enrichissement procuré par la mer.

Si, en des temps ultérieurs, la culture sumérienne a résisté, vivace, surtout sur la côte sud°, le phénomène s'y explique, apparemment, par des raisons exactement du même ordre. La marche de la richesse et celle des individus sont deux choses fort différentes.

La plus ancienne histoire nous montre les Sumériens déjà en recul. La, comme avec le Véda, comme avec les Gäthas, comme avec Homère, ce qui, pour nous, est « origines », est donc, en réalité, la fin d’un âge.

Depuis Bergaigne et Pischel l’on ne se fait plus beaucoup d'illusions sur le caractère « primitif» du Rg Veda. Les Gâthas coïncident avec une profonde réforme religieuse. C’est la fin d’une civilisation que décrit l'Iiade, que représente cette langue de l'épopée, d'où l'élément égéen, peu à peu, achèvera de s'éliminer.

Les Sumériens rentrent donc dans une loi commune à toutes les « origines ».

Autrefois, ils avaient occupé toute la Babylonie:. Ceci résulte du caractère manifestement sumérisant, conservé par la culture babylonienne. On le peut déduire aussi de telle constatation de toponomastique. Ainsi que le note

1 Vip 41.

2. V. À. PœBeL, Grundzüge..., p.3. Cf. aussi avec l'épisode d'Oannés, rappelé plus haut, p. 40 et n. 4.

3. Il semble que la Babylonie du Sud ait dû être extrêmement marécageuse au temps où les Sumériens entreprirent de l'organiser et de l’exploiter. Le travail considérable et constant que nécessite le maintien en état d’une contrée de ce genre paraîtrait indiquer des raisons concrètes et précises à cette occupation : nécessités politiques (refoulés d’ailleurs); nécessités économiques (exploitation du sol; accès libre à la mer).

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