C. Le pronom en sumérien
a) Le démonstratif indépendant est ne, pluriel ne-mes; à l'état suffixé, il se confond avec le pronom personnel de la 3° personne -n1, -bi'. L'on trouve aussi l'élément démonstratif -e, qui semble faire aussi fonction de déterminatif. La forme -ne paraît pouvoir résulter d'une confusion entre -ne et -n. Mais c'est peut-être un simple ne postposé.
QE, à lire soit har (Del. gar), soit hur* (gur), — prononciation sujette à revision, — a la valeur adverbiale d’ainsi (sémit. kïam) et répond, pronominalement, à sémit. Sualu — même, lui-même.
L'élément pronominal -bi précité paraît avoir à peu près correspondu, pour le sens, à latin tlle, ipse.
b) Le relatif. — Le sumérien ne connaît pas, à proprement parler, de pronom relatif. La construction relative y est, d’ailleurs, souvent exprimée par un détour plutôt que directement.
Notre qui, que, lequel, etc., y sont remplacés par lù — homme, galu, même sens (eme-sal : mu-lu). L'on trouve aussi, dans le même emploi, geme