‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 92 sur 243 · Cf. Decrrzson, Glossar, p. 199, s. v. nt B · texte numérisé non relu

Cf. Decrrzson, Glossar, p. 199, s. v. nt B

2. Ceci a été mis en évidence par M. A. PœBeL, Grundzüge..., $$ 598 et seq.; 604; 614; v. aussi $S 281-284.

3. H. Winkcer, Das baskische u. d. vorderasiatisch-mntelländische Vôlker- u. Kulturkreis, Breslau, 1909, pp. 18-30. Cf. avec H. Scaucnarpr, Über den passiven Charakter des Transitivs in den kaukasischen Sprachen, Wiener Akad. Sitzgsber. der phil.-hist. KI. Bd. CXXXI, 1, pp. 1-90.

4. Primihiæ lhinguæ Vasconum, Halle, 1923 ; notamment pp. 2 et seq.; 6 etseq.; 8; 9; 10- 113 145153 16; 18-19; 21-22; 27. Cf. aussi le travail de M. ScaucHaRDT, précité, n. 3, et celui de M. H. ApJARIAN, cité p. 35, n. 3.

s. H. WinkLer, op. cit., p. 18, écrit avec raison : (« Wenn man die Mannigfalhigkeit und die Selbständigkeit bedenkt, die die Herstellung des Verbalausdrucks in den einzelnen Gruppen der kaukasischen Sprachen zeigt, so kann man unmôglich erwarten, dass das baskische Verb auf den ersten Blick seine Verwandtschaft mit dem kaukasischen Erkennen lasse. »

à classer avant de pouvoir prétendre connaître soit le verbe basque, soit le

verbe caucasien.

Le verbe joue un rôle capital en sumérien.

C'est lui, peut-on dire, qui donne à la phrase sumérienne son allure si particulière*.

C'est lui encore qui, placé à la fin de la proposition, en coordonne, toujours plus ou moins lächement, les éléments, généralement groupés autour

de particules.

C'est enfin parce que sa valeur, en tant que verbe, paraît à notre sentiment linguistique singulièrement atténuée que le sumérien éprouve constamment la nécessité de « reprendre la construction » ; ceci soit au moyen d'éléments pronominaux, soit au moyen de tournures qualifiées, plutôt inexactement, de « relatives »5.

Comme la « philosophie » de sa conjugaison nous reste obscure, le sens strict et littéral qu'il y a lieu d'attribuer au mot-verbe sumérien, reste, souvent,

tout approximatif.

Nous traduisons, par exemple, gur par les infinitifs fourner (actif), retourner (actif), {ourner (neutre), se {ourner vers, se retourner. Ce sont là des équivalents, au point de vue européen. Ce n'est peut-être pas un mot à mot plus hiftéral et plus critique que lorsque nous rendons géorgien

Ppnage ska par il est écrit, alors que l'analyse rigoureuse de la

1. L'on n'ignore point que le verbe du groupe kartvélien (mingrélien, géorgien, souane, laze) n'est point équilibré de la même manière que dans les groupes septentrionaux (abchaze, circassien, tchétchéno-lesghien, kourinien). Mais, en matière de linguistique caucasique, la « philosophie » générale des faits grammaticaux est souvent plus instructive pour l'intelligence de l’ensemble que la comparaison des faits particuliers, chaque idiome ayant beaucoup innové et s'étant, en outre, fortement laissé contaminer par des influences allogènes.

2. Le verbe occupe la fin de la proposition. Voici une phrase bien caractéristique du rôle du verbe : e-ninnu li) dIm-dugud(?) musen-ba(r)-ba(r) G)-ra-n1 (4) mu (9-na (5)-du (6) ki (7)-b5 (8) mu Wo)na -gélo) $a(9)(1-balt2) g3-unut3)-ki-à0 4l-ni ls) Sim-erin-nal6) mul9)-na(8l-niU7)-du (3), Sont) e-ninnu (1) [un sanctuaire], d’Im-dugud [oiseau divin de la tempête ; v. Babyloniaca, VIII, 3-4, pp. 211 et seq.] brillant{), il lui(s) a (8) bâti (6), placel-sa (8) 11 lur(9) a-remis-en-état (19); intérieur U)-son (12) sanctuaire 13) chéri U4-son (15) (de) cèdre-parfumé(6) 2107) ur (8) a-bâti 9), Gudea, statue B, col. V, 11. 15 et seq.; DE Sarzec, Découvertes, partie épigr., p. 1x.

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