CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN
Ba-, qui, à certains égards, se confond avec bi-, possède en commun avec ce dernier préverbe une valeur sémantique à peu près identique à celle de grec éni et/ou &v4.
En outre, il paraît donner au verbe une valeur réfléchie et « moyenne » (action accomplie pour, où dans l'intérêt du sujet). De là son emploi ultérieur au sens passif : dim = « fingere »; ba-dim = être, a élé confectionné.
Comme l’a remarqué M. Pœbel', dans bi-, par rapport à ba-, comme dans immi-, par rapport à 2mma-, l'idée réfléchie ou « moyenne » pourrait avoir été attachée à la présence de la voyelle -1.
Il est incontestable que pareil jeu des voyelles rappellerait de très près celui des voyelles préverbiales en caucasique*. Mais imma-, souvent, a le sens réfléchi. [l n'y a donc rien de sûr.
Le laze possède bien un préverbe b-, maïs nous ignorons s'il y a lieu d'y voir un correspondant du préverbe sumérien de même phonème.
Bi- (anciennement bi- — =) a été mentionné précédemment. Il est possible qu'il faille l’analyser en b-1:. La valeur propre n'en est pas très claire en tant qu'il fait office de préverbe de conjugaison. I paraît avoir exclu l'emploi d'un infixe, ce qui semble être un résultat logique de sa valeur « moyenne » précitée. Delitzsch, lui, ne voit pas de différence foncière entre ba- et bi-.
I-, anciennement e-, est assimilé par M. Pœbel* à l'indice pronominal