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Aimantation au contact et structure cristalline

M. Maurain a montré que, lorsqu’on dépose du fer électrolylique en couche mince sur un aimant, dans une région où le champ magnétique est nul ou même de sens contraire à l’intensité d’aimantation, les couches minces déposées ont une intensité considérable de même sens que l’aimant. L’influence de l’aimant décroît très rapidement avec la distance; lorsqu’on a déposé d’abord une couche mince d’un métal non magnétique (cuivre, or, argent) au delà d’un dixième de micron environ, l’influence du champ extérieur devient prédominante. Les aimants moléculaires libérés par l’électrolyse à la surface de l’aimant, nu ou revêtu d’une mince enveloppe non magnétique, sont donc soumis à une action directrice autre que celle due à l’ensemble du champ magnétique, puisque les premières couches s’orientent dans un sens opposé au champ et défini par l’intensité d’aimantation de l’électrode. C’est la nature de cette action que je discute.

Pour qu’une loi d’action polaire, plus compliquée à petite distance que celle de Coulomb, intervienne dans les expériences de Maurain, il faut que la structure de l’aimant cathode soit granulaire. Je montre d’abord que la loi de Coulomb seule ne peut pas suffire; ni par sa distribution, ni par sa grandeur, le champ produit au contact par un aimant prodigieusement petit et puissant, au milieu d’un granule non magnétique relativement immense, ne peut donner les résultats de Maurain. Il faut donc imaginer des actions magnéto-magnétiques nouvelles, très intenses à petite distance. J’examine des actions ayant un potentiel magnétique Q — par unité de masse magnétique.

Si l’on admet 1 réel, l’énormité des valeurs de Q nécessaires est tout à fait inadmissible. Si, au contraire, on admet >. imaginaire, et si l’on prend une action élémentaire dont le potentiel soit Q ’’ mm', ajoutée à que donne la loi de Coulomb, le coefficient Q peut être petit positif, pourvu que la période ^ soit extrêmement peu supérieure à la distance longitudinale de deux molécules aimantées consécutives, et l’on rend compte de tous les caractères de l’expérience de Maurain.

J’indique, en terminant, les expériences qu’il serait intéressant de faire comme contrôle: ce sont toutes celles dans lesquelles on fait varier (par exemple par traction) la distance des molécules sans faire varier

Le phénomène de Maurain et l’action que je propose pour l’expliquer sont certainement liés à la stabilité du magnétisme permanent. De quelque façon qu’on s’y prenne, l’existence d’aimants permanents exige une action magnétique à petite distance (autre que celle de Coulomb) qu’on introduit en bloc sous le nom de champ coercitif oa de champ moléculaire. Les expériences de Maurain mettent directement cette action en évidence: l’action que je propose paraît apte à expliquer en particulier la disparition du champ coercitif au delà d’une certaine température; car cette action ne s’exerce dans un domaine un peu étendu que si y est supérieur à la distance moléculaire; elle disparaît donc quand la dilatation thermique rend la distance moléculaire supérieure à ^. Si différent que paraisse ce point de vue de celui que les études micrographiques ont conduit à adopter, il ne me parait pas faire avec lui double emploi, ni s’y opposer.

(Livre IV), et comme conclusion, que j ai donne ui moléculaires de la viscosité des liquides et des gaz, qu’on peut tirer de la loi de variation en fonction de 1 les gaz, la formule de Sutherland, rigoureusement rience, dépend de la loi d’attraction moléculaire et fa stante d’attraction pour chaque corps, simple ou comj des valeurs de ces constantes, pour les gaz actuellem grande étendue de températures, m’a conduit, après i et facile à suivre, aux conclusions provisoires suivante

Il est probable qu’il existe une loi universelle d’atti aux distances moléculaires ; la dérivée seconde de lo distance, est petite et décroissante. C est la const égale et de signe contraire à l’énergie mutuelle d( contact.

Le coefficient de la loi universelle d’attraction est le leurs, dont chacun dépend d’une seule molécule. Le f

de deux fac-

uides, les formules de divers types que les vues théo- III conduisent à essayer, ne m’ont donné que des con- 1, et je n’ai pas réussi, jusqu’à présent, à les améliorei •être faut-il en chercher la raison dans l’hypothèse clas-

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