VI. - OPTIQUE
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81. igo5. Le mouvement de la Terre et la vitesse de la lumière.
Dans mes Leçons de igo^-igoS au Collège de France, j’avais exposé la plupart des travaux relatifs à l’influence du mouvement de la Terre sur les phénomènes optiques et électriques, tant au point de vue théorique qu’au point de vue expérimental; le caractère absolument général de ce qu’on a appelé depuis le principe de relalivité était encore en discussion. MM. Wien et Schweitzer avaient proposé (décembre 1904) une méthode expérimentale qui semblait capable de déceler le mouvement par rapport à l’éther; j’ai montré que leur illusion provenait d’un lapsus de raisonnement et que l’expérience projetée n’était pas moins impuissante que les autres.
vil. - CHRONOMÉTRIE ET GRAVITATION.
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85. 86. 1906. Les courbures du géoïde dans le tunnel du Simplon.
— 95. 1908. Mémoire sur les courbures du géoïde dans le tunnel
du Simplon.
J’avais donné depuis plusieurs années déjà, à l’appareil imaginé par M. Eôtvôs, une forme particulièrement adaptée aux mesures rapides de l’ellipticité du géoïde('), lorsque vers la fin de igoS j’appris par M. Ch.- Ed. Guillaume que le tunnel du Simplon serait livré pendant 5 jours au travail des géodésiens ; grâce à la courtoisie de la Commission géodésique suisse j’ai pu faire en même temps une série de mesures satisfaisantes.
La différence des courbures principales du géoïde et leur direction se déterminent en observant les déviations d’un balancier rectiligne horizontal suspendu à un fil de torsion, pour diverses orientations de l’appareil; en principe, c’est une balance de Clavendish dont les masses attirantes constituées par les inégalités du sol sont fixes ; on change leur action sur le balancier en faisant tourner toute la balance dans différents azimuts au lieu de faire tourner les masses attirantes autour de la balance.
Au balancier est fixé le spath mobile de la combinaison biréfringente qui me sert à lire les déviations (74) ; la lame demi-onde et le second spath sont fixés à la partie inférieure d’une colonne métallique creuse dont l’axe est occupé par le fil de torsion suspendu à la partie supérieure de la colonne. Cette colonne repose dans le reste de l’appareil par l’intermédiaire de couches d’ouate et de feutre, qui ne transmettent aucune vibration. Le reste de l’appareil optique est fixé à la boîte extérieure.
Une triple enceinte métallique établit l’uniformité de la température intérieure lorsque la variation de la température extérieure n’est pas trop
diversement orientés, mais qui s’écartent extrêmement peu de l’ellipsoïde général et sont probablement indécelables par tout autre procédé de