I. — Sang et organes hématopoïétiques
a) Hématies. — La forme et les dimensions des hématies semblent dépendre du volume et,de la conformation des noyaux cellulaires.
La conformation et les connexions différentes ide la rate semblent dues à l’influence des rabanes avoisinants et à l’appel variable que la digestion ou les mouvements font de l’afflux du sang splénique. Quant à l’origine de même l'hématie des Mammifères, elle est la même que dans les gansions lymphatiques (Bio. 1916, p. 181) ; le cytoplasme splénique subit la fonte, pendant que les noyaux devenus hémogobliques sont mis en liberté. Au lieu d’être versés dans un vaisseau lymphatique, les héanaties spléniques s’écoulent par la veine splé-
Ces résultats corroborent ceux que nous avions obtenus dès 1900. M. Prenant (1) les a confirmés tout récemment, car U écrit : « Le
noyau joue le rôle essentiel dans la formation de l’hémoglobine.
Chez les Mammifères, le noyau me paraît pâlir progressivement sans être expulsé ni se fragmenter ».
b). Leucocytes. — A mon avis, le leucocyte .est une cellule qui, par fonte de son cytoplasma cortical, s’est détachée d’un complexus celulaire. L’étude des tendons embryonnaires (Journal de l’anatomie, 1912, p. 14 et 1913, p. 109) nous en a fourni de nouvelles preuves. A l’origine, les tendons sont reliés aux organes avoisinants par du tissu conjonctif ; à mesure que ce dernier se liquéfie, les tendons deviennent libres et, pendant ce processus, les noyaux avec le cytofflasma périnucléaire des cellules conjonctives deviennent libres et donnent ainsi naissance à autant de leucocytes.
L’épithélium lui-même produit des leucocytes grâce à un processus analogue à celui que nous venons de décrire daais le tissu con]onctif.
La muqueuse vaginale du Cobaye, dont l’extrémité proximale est toujours recouverte d’un épithélium muqueux, les glandes salivaires qui contiennent de nombreux leucocytes, permettent d’établir l’origine de ces éléments (Bio. 3 avril 1913, et Journal de l’Anaf., 1912, p. 14 et 1914, p, 342) : Pour devenir leucocyte, la cellule épithéliale subit la fonte de son cytoplasma devenu muqueux et le reste du pro-
loplasma entourant le noyau devient leucocyte. Dans les iglandes salivaires; les corpuscules muqueux ou salivaires ne sont que les restes des cellules épithéliales qui tapissaient les culs^de-sac secréteurs. Le leucocyte est une vieille celule, une cellule tronquée.