‹ Supplément à la notice sur les titres et les travaux scientifiquesChapitre 3 sur 6 · II. — Squelette · texte numérisé non relu

II. — Squelette

C’est le facteur mécanique qui régit l’évolution des organes de soutien ; selon la répétition et l’intensité des mouvements, ceux-ci restent fibreux, deviennent flbro-cartilagineux cartilagineux ou osseux. Nous avons contrôlé ce fait sur les tendons (Bio. 17 janvier 1912, 3 février 1912, 10 février 1912, 17 février 1912 ; sur les sésamoldes (Bio. 9 mars 1918; 23 mars 1918; 13 avrU 1918; 27 avril 1918; 11 mai

micromeles (Bu>. 3 février 1917, 17 février 1917 ; 3 mars 1917 et 31 mars 1917).

Les greffes articulaires pratiquées par M. Voronoff montrent que le cartilage de revêtement se transforme, en l’absence de pression, en fibro-cartilage (Bio. 18 décembre, 1915, 4 novembre 1916 et 23 février 1918). Après la résection d’une extrémité articulaire, il se produit, si l’os reste mobile, une néarthrose (Bia. 2 décembre 1916),

Comparés à l’évolution normale, ces phénomènea jettent quelque lumière sur la genèse des ostéophytes (Bio. 1” décembre 1918), sur les différences que présentent les cartilages articulaires de l’adulte et 'des sujets âgés ; ainsi que sur l’ossiflcation du larynx (Bio. 11 janvier 1919; 25 janvier 1919 et 8 février 1919).

La façon dont se comporte le cartilage, lorsqu’il se transforme en os, varie selon les conditions de milieu ou de nutrition générale et nous fait assister au passage des phénomènes des états normaux ou physiologiques aux phénomènes pathologiques, Dans le rocher, les cellules cartilagineuses elles-mêmes se modifient pour devenir cellules osseuses, parce que ce segment squelettique n’est le siège que d’un

épithéliales des culs-de-sac glandulaires (Bio. 5 juillet et 19 juillet 1913 ; Journal de l’Anat. 1913, p. 490-503.

Dans les membranes cutanées, les mêmes phénomènes génétiques ont lieu (Bio. 21 octobre 1916 ; 1" novembre 1916). Le gland du taureau est le siège de transformations identiques (Bio. 4 novembre 1916), tandis que, chez le bœuf, il ne se produit plus de follicules clos dans les téguments du gland (Bio. 18 novembre 1916).

Dans les gencives, l’épithélium donne de même naissance à une tonsille gingivale (Revue de Stomatologie 1922).

Dans la peau des .personnes âgées, il existe encore des prolongements épithéliaux, mais ceux-ci donnent naissance à du tissu fibreux (Bio. 16 décembre 1916). Les follicules clos qui apparaissent dans la conjonctive de l’homme et de nombreux Mammifères proviennent de la transformation de. .bourgeons épithéliaux (Bio. 10 novembre 1917 et 24 novembre 1917).

Dans de nombreux néoplasmes cutanés (Bio. 12 janvier 1918), l’action mécanique et surtout la pression déterminent la formation de tumeurs épithéliales, conjonctives ou musculaires aux dépens des cellules épithéliales (Bio. 12 janvier 1918).

Les végétations adénoïdes se développent d’après le même processus que les follicules clos de l'amygdale normale: mais, à la suite de l’exagération des phénomènes histogénétiques, il se .produit des kystes extra-épithéliaux et des dégénérescences cellulaires (1).

Dès 1910, j’ai montré que la différenciation, c’est-à-dire la transformation des cellules épithéliales en tissu réticulé se fait dans les néoplasies comme dans les tissus normaux (2).

Masson et Perron (3) ont confirmé ces faits en étudiant les tumeurs des glandes salivaires.

Page 1