SUR LES
de M. Émile PERROT publiée
à l’occasion de sa vingtième année de Prolessorat {1902-1928).
En novembre 1922, sur l’initiative des anciens élèves de mon Laboratoire, réunissant autour d’eux tes collaborateurs de VOfflce national des matières premières végétales pour la Droguerie, la Pharmacie et la Parfumerie, j’avais été convié à assister à une réunion intime pour fêter ma vingtième année de Professorat. A cette occasion, j’ai rédigé une Notice qu’il ne me reste aujourd’hui qu’à compléter.
Depuis cette époque, le travail du Laboratoire que j’ai l’honneur de diriger à la Faculté de Pharmacie ne s’est point ralenti et les recherches publiées forment quatre nouveaux volumes de la collection d’échanges connue sous le nom de Travaux du Laboratoire de Matière médicale de la Faculté de Pharmacie de Paris', le dix-septième volume est donc paru en 1926.
D’autre part, en qualité de Président du Comité interministériel des Plantes médicinales et des Plantes à essence comme aussi et surtout en qualité de Directeur de Y Office national des matières premières, nommé par décret ministériel en 1919, j’ai eu à provoquer ou diriger de nombreuses recherches ayant pour but de doter la France de nouvelles cultures ou d’amé^
liorer celles qui existaient déjà. Ces études, réparties dans divers laboratoires de Paris où de province, présentent fréquemment un grand intérêt scientifique ou pharmacologique, bien que le but final soit d’ordre économique et tende à soustraire le marché français à la domination du marché étranger.
Cette activité a produit des résultats importants, soulignés récemment par les Ministres du Commerce et de l’Agriculture puisque la balance commerciale a changé de signe, et que d’importatrice en 1919-20, la France est devenue depuis deux années nettement exportatrice de plantes médicinales.
Ces travaux sont résumés dans les Rapports annuels d’Assemblée générale du Comité interministériel et les recherches spéciales exposées dans des Notices formant les volumes 5, 6, 7, et 8 de l’Office.
11 m’est en outre agréable de signaler que la collaboration de M. Albert Goris commencée dès l’année 1900, est restée effective malgré l’évolution de sa cài'tière. Agfégé des Facultés de Pharmacie, pharmacien des Hôpitaux et Directeur de la Pharmacie centrale des Hôpitaux de la Ville de Paris, M. Goris a été nommé professeur de Pharmacie galénique et il a été décidé, d’un commun accord, que les recherches de nos deux Laborâtoirès continueraient à être réunies chaque année en un volüme, portant désormais le titre de Travaux des Laboratoires de Matière médicale et de Pharmacie de la Faculté de Pharmacie de Paris. De la sorte, rien né serait changé dans nos relations avec les Laboratoires français et étrangers.