‹ Supplément à la traduction française de la cinquième édition du Système de chimieChapitre 117 sur 131 · VÉGÉTATION · texte numérisé non relu

VÉGÉTATION

Une matière colorante jaune.

De l’albumine.

De la gomme.

De l’hydro-chlorate et 1 phone de potasse.

Des traces de sulfate.

Du carbone de chaux. De la silice.:

De la nutrition des plantes.

M. Théodore de Saussure, à qui la physiologie végétale doit des expériences nombreuses et exactes sur les phénomènes de la germination et de la nutrition des plantes, avait démontré, contre l'opinion de quelques naturalistes, . que les végétaux ne forment point les différentes substances salines que fournit leur incinéralion ; et il avait tiré, des résultats qu’il avait obtenus dans ces essais multipliés sur ce sujet important , la conclusion que les alcalis et les terres qu’on trouve dans les plantes sont absorbés du sol. Il observe, en général, que plus les plantes sont isolées du terrain dans lequel elles végèlent, moins elles four nissent de sels.

Cependant M. Schrader de Berlin avait publié depuis des expériences qui semblaient prouver le contraire; car il annonçait qu'après avoir fait germer des semences de froment, de seigle et d’orge dans une boîte contenant de là fléur de cite be avec de l’eau distillée , et placée dans un jardin, préservée de la poussière et à Tabri de la pluie, il avait trouvé que les blés qui avaient poussé ainsi contenaient plus de matière terreuse qu’il n’en existait dans les semences qui les avaient produits.

Des expériences faites plusieurs années après sur le même sujet, par M. Braconnot, se trouvèrent être d’accord avec celles de M. Schrader. Mais M. Lassaigne, considérant combien , d’après les connaissances plus } précises que nous ayons aujourd’ hui sur la nature des alcalis et des terres, il serait incompatible d’admettre qu’ils soient un produit de la végétation, crut avoir lieu de se

1, 6e édition de Thomson, vol. LV, page 250; per de af pliteeph XVI, 90.

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