PARTIES DES ANIMAUX
contenait une grande proportion de sel commun, et un peu de phosphate de chaux. Na. - Examinant ensuite l'urine du crapaud brun, le docteur John Davy opéra sur.environ 47 grammes de cette urine, recueillie de 84 crapauds. Ce liquide frais eût présenté une iransparence parfaite sans quelques petits flocons légers qui y étaient en suspension. Il était d’un jaune paille clair , comme l’urine de l’homme à l'état de santé; il en avait l’odeur et à peu près la saveur, quoique à un degré beaucoup plus faible. Sa pesanteur
spécifique était 1008. Cette urine ne changea point les
papiers réactifs; par une évaporation lente, elle fournit un extrait brun, d’une odeur fortement urineuse. En versant une goutte d'acide nitrique sur une portion de cet extrait réduit en consistance sirupeuse, l'effet produit fut le même que si l’on avait opéré sur de l’urine humaine; il se forma sur-le-champ un composé cristallin, qui était évidémment du nitrate d’urée,
Le docteur John Davy croit pouvoir conclure des résultats de ces expériences , que les urines de la grenouille taureau et du crapaud brun, contiennent de l’urée, et
cette dernière particulièrement en grande quantités al
lui paraît, en outre, probable , par analogie, que l'urine des grenouilles et des crapauds, en général, est d’une semblable nature , et qu'ainsi cette urine diffère entièrement de celle des autres amphibies, ?
Des concrétions morbifiques.
M. Lassaigne examina une concrétion salivaire prove-
nant d’une vache. Cette concrétion, de la grosseur environ d’un œuf de pigeon, était blanche, très-dure,
susceptible de prendre le poli, et elle avait pour noyau
un grain d'avoine, Elle consistait dans du carbonate de chaux, mêlé avéc un peu de phosphate de chaux, et de matière animale. Mais une concrétion salivaire provenant d’un cheval , examinée par le même chimiste, se trouva être d’une nature tout-h-fait différente. Gette concrétion était blanche, molle, élastique, et ayant
x Annales de chimie et de physique , tome XVIITF, page 107.
DES CONCRÉTIONS MORBIFIQUES. 999 exactement la forme du canal où elle était logée. L'eau froide en sépara un peu d’albumine ayec du carbonate et de l’hydrochlorate de soude. Elle se dissolvait aisiment dans des lessives alcalines, et brûlait à la manière de la corne; d’où il semble résulter qu’elle consistait principalement dans une substance jouissant des propriétés de l’albumine coagulée. : : LT Pa
L'existence de calculs, formés d’urate d’ammoniaque , fut annoncée par Fourcroy; mais il présenta ce fait comme une circonstance rare. M. Brande , qui ne rencontra cet urate dans aucun des calculs qu’il examina ,
crut pouvoir en nier la présence dans des calculs, et
son. opinion, à cet égard, a été généralement adoptée: par les chimistes anglais. Mais ledocteur Prout a dernièrement {rouvé un calcul , extrait d’un enfant d'environ deux ans, composé d’urate d’ammomiaque. Ce caleul, de couleur verdâtre , était formé de couches concentriques; il ne se, dissolvait point dansl’eau. Traité avec les alcalis fixes ,
il fournissait de l’ammoniaque en abondance, et décré-
.pitait. fortement au chalumeau.. Ge calcul donnait lieu à une-grande irritation. ?