HUILE DE TÉRÉBENTHINE. | HUILE DE TÉRÉBENTHINE
Force de la vapeur en millimètres de mercure.
mètres.
Le docteur Ure a trouvé que si les rapports pour les vapeurs d’eau, étaient abaissés d’un simple échelon dans. la série qu’ils présentent, ils concorderaient exactement avec la vapeur d’éther. À 762 millimètres d’élasticité 1,28 était le nombre initial pour la vapeur aqueuse ;
ce nombre est, pour la vapeur d’éther , 1,22. Si nous
LE
Chaleur latente de la vapeur d'eau,
augmentons ou diminuons d’une unité la seconde décimale de ce nombre , pour chaque intervalle de 5,55 degrés centigrades de température, on obtient , suivant qu’on descend ou qu’on s'élève, des rapports, au moyen desquels on peut calculer l’élasticité de la vapeur d’éther , d’après une formule absolument la même que celle présentée ci-devant pour la vapeur d’eau.’ Pour l'alcool de 0,813, le rapport à 78°,33 centigrades , le terme d’ébullition est 1,26. Ce rapport doit augmenter ou diminuer de 0,011 par chaque intervalle
de 5°,55 centigrades de diminution ou d’augmentation
des températures. En substituant ces rapports , on peut calculer l’élasticité de la vapeur d’alcool au moyen de la formule exactement la même que celle déjà indiquée pour la vapeur de l’eau.
À l'égard des vapeurs du pétrole et de l’huile de térébenthine , l’élasticité constitue une progression géométrique régulière. Le rapport pour le pétrole, est, pour 5°,09 centigrades , 1,14 ; et celui pour l’huile de térébenthine est, 1,22, au moins, à très-peu près.
M. Watt fut le premier qui essaya de déterminer avec précision la chaleur latente de la vapeur d’eau. Ses recherches à ce sujet eurent lieu en 1781; mais l'exposé n’en a été publié que très-récemment dans l'édition , par.
: L’éther, dont le docteur Ure fit usage, devait consister principalement en alcool, ainsi que cela est évident d’après son terme d’ébullition à 40, ou 40,5 degrés centigrades, mir] moyen par lequel il pouvait Je distinguer. L’éther sulfurique pur ‘bout à 35 degrés centigrades, êt sa pesanteur spécifique est 0,7155. Celle de l’éther du docteur Ure semblait devoir être, environ 0,78, et là moitié de son poids au moins était de lalcool. 11 résulte de cette considération que la force de la vapeur d’éther, indiquée dans la table ci-devant du docteur Ure, n’est pas celle réelle. M. Dalton a dernièrement publié Manchester mémoirs, III, 474, New Series , celle qui suit présentant l’élasticité de la vapeur d’éther à différentes températures.
Température Force de la vapeur centigrade. | ù d’éther sulfurique.
C'YVE ES NL LUNA REED UEE 190,50 millimètres de ET 7 Telle lets ele 1:16 388, » mercure.
5,08 FRAME 0 ik de \ 782, »
6950 LR SANS Us vVel 1m,524, »
s.8 9 INC LR NE NN Mer 3,048, »
104,44 b + dlIdt4 bia TR RIE 6,096, b
le professeur Robison, page 6, des articles de M. Watt, steam and steam engine. D’après le résultat de leurs expériences , la chaleur latente de la vapeur d’eau est de 510 degrés centigrades et ce résultat concorde presque exactement avec celui de M. Southern, qui l’obtint, en 1805, de rois expériences par Jui faites aux températures très-élevées de 505,55, 505,55 et 510 degrés centigrades. Les expériences de Lavoisier portent cette chaleur latente au delà de 537°,77 centigrades; et, suivant le comte de Rumford, elle s'élève à 560°44 centigrades. Le docteur Üre, dans une suite d’expériences qu'il a récemment publiées (Phil. trans. 1818, p. 388), l'établit à 519°,44 centigrades. Ainsi, nous avons pour déterminations de la chaleur latente de la vapeur d’eau , savoir : | Degrés centigrades.
Nat. 0 7 | PUR QUEUES En é Doutherres 02040) QUE, O7 Gene à BavOisier, PARLES ATOS LOT )90 Rumiordr 1618008 JINREBUD Qu € 560,44 LRO QCITRAR NSTS OUEN, . à 019,44 moyenne , 026,94
M. Southern fit une suite d'expériences pour déterminer la chaleur latente de la vapeur d’eau , portée à une température beaucoup plus élevée, et jouissant d’une force d’élasticité bien plus considérable que celle des vapeurs d’eau ordinaires: On a présenté , dans la table qui suit, les résultats qu'il obtint.
Température Élasticité en Chaleur latente.
des vapeurs. mètres de mercure. Degrés. centigrades. 109°,44 centig. Jjorbiuox cl. 160689,à5
db 000. cosnos. uhoine. Gt sub Haûtrh5 O8 PB -cuiauou B35048 250) 0hon bare s
Il semble résulter de ces déterminations, que la cha- : leur latente de la vapeur d’eau est une quantité constante , quelle que soit sa température et son élasticité. Il est cependant une opinion de M. Southern , que M. Wait,
ainsi qu'il nous l’apprend , a adoptée, 1l y a long-temps, qui mérite l’attention des chimistes et d'exercer leur sagacité pour imaginer des méthodes , au moyen desquelles on puisse la confirmer par l'expérience. Lorsque l'air augmente en volume , sa température diminue en même temps. Il s’ensuit que st une portion d’air prenait graduellement de l'expansion , et qu’en même temps, il lui fût fourni assez de chaleur pour que sa température ne fût point altérée , cette dose additionnelle de chaleur ne serait point indiquée par le thermomètre , ou serait latente. Il y a tout lieu de croire qu’il en serait de même avec la vapeur d’eau. La chaleur latente de la vapeur d’eau est donc alors en réalité de deux sortes, 1° la chaleur latente de la fluidité élastique, ou celle qui donne lieu à la conversion d’un liquide en un fluide élastique ; 2° la chaleur latente d'expansion, ou la chaleur qui devient latente, à mesure que la vapeur d’eau acquiert de l’expansion. Ce n’est que la première seulement de ces deux espèces de chaleur latente , qui peut être considérée comme une quantité constante. |
Cet objet de considération mérite la plus grande attention , parce qu’il nous met en état d'expliquer un phénomène qui, au premier aperçu , semble tenir du paradoxe. Il est bien connu que si nous exposons une partie quelconque du corps à la vapeur d’eau , de la température de 100 degrés centigrades, nous éprouvons une vive brûlure ; mais nous pouvons plonger nos mains dans la vapeur d’eau, chauffée à 127 degrés centigrades , ou au delà, sans en ressentir aucun mal. La vapeur d’eau, à 100 degrés centigrades, lorsqu'elle sort avec violence d’un orifice , est invisible jusqu’à un certain espace , et c’est pendant qu’elle est ainsi, qu’elle conserve toutes les propriétés d’échaufler jusqu’à la brülure. Mais, à une haute pression , la vapeur d'eau devient un nuage dès qu’elle arrive dans l'air libre. Je conçois que dans ce cas , la vapeur acquérant de l’expansion par son entrée dans l’air , la chaleur latente de cette expansion est subitement accrue. La chaleur devient latente aux dépens de la chaleur latente de la fluidité élastique ; une portion de la vapeur d’eau est donc réduite à l’état de molécules d’eau. C’est de cet effet que résulte le nuage qui s’est
formé. La portion, qui reste encore à l’état de vapeur, est alors mêlée avec des molécules d’eau et d’air ; et par conséquent , ses molécules sont trop éloignées les unes des autres pour être capables de,brûler par leur chaleur. Ainsi, en supposant la température de la vapeur d'eau de 176°, 66 centigrades, son élasticité sera deux fois celle de l'air, Dès qu’elle arrive dans l’atmosphère , son volume double instantanément; par cet accroissement de volume , il y a absorption d’une grande portion de sa chaleur sensible , et, la réduction de chaleur sensible ayant lieu, une partie de la vapeur est convertie en eau. Dans ce cas, je conçois que la température est rendue trop basse pour affecter, en le brûlant , le corps humain. |
Le docteur Ure et le comte de Rumford sont les seuls , que je sache , qui aientessayé de déterminer la chaleur latente d’autres fluides élastiques. Le comte de Rumford ne rechercha que celle de l'alcool, mais le docteur Ure fit des expériences sur un grand nombre de fluides ; on a présenté ces différens résultats dans la table qui suit :
Fluides élastiques . Pesanteurs Chaleurs, latentes. provenant de spécifiques. Degrés centigrades.
MNiddiere na, 670 1,00 V0 m0 A68,33 Ammoniaque liquide. 0,978 . . . . . . 447,83 Acide nunique.. #2 /01,Ad4 he 277,72
ICONS RS à PE CD DAME 227,77 Alcool (exp. du comte À | | de Rumtord) de 247 à 260 Ether sulfurique, (terme d’ébullition
44°,44 cent.) VA de 190 à 298
Re NC a 6 il 2,04 Huile de térébenthine.',. . . . . . . . . . . . 81,04
Le docteur Ure , qui s’est occupé de recherches sur les chaleurs spécifiques de corps à des températures différentes , se servait, pour ses expériences , d’un globe
gram.
de verre mince, pouvant contenir 1,166 d’eau. Îl
! Traduit. de la 6e édition du docteur Thomson, vol. 1, pages 59 et suivantes,
Chalenr latente d'autres vapeurs,
Chaleurs spécifiques de corps à differentes températures,
remplissait ce globe de verre, d’eau , d’acide sulfurique , d'huile de spermacéti et d’huile de térébenthine, à la température , pour chacun de ces liquides, de 95°,88 centigrades, et il tenait compte du temps nécessaire pour refroidir chacun d’eux de 33°,33 , ou pour en abaisser la température à 65°,55 centigrades; il obtint de ces expériences les résultats suivans, savoir :
Hans. Mia ti ete le A POST AS RGCUR PRES Acide sulfurique. . : . . . . . tx ui JUIN Hule de’spermacéiL, /,. , sf pee et A RMN Huile de térébenthine. . . . , . . . ‘11, 25
Le docteur Ure mesurait alors le temps que chacune de ces substances mettait à se refroidir de 65°,55 à 82°,22 centigrades, ce qui était également un refroidissement de 35°,35 centigrades. Ge refroidissement eut lieu, ainsi qu'il suit:
Far Dir TS NE Liban: » AY Em To!
Acide sulfurique. :. . . . .. , . . +, 59; 66 Huile de spermacéti. . . . . . . . . +29,1u Huile de térébenthine. . . . . . . . 25, 83
De ces expériences , dans lesquelles la chaleur spécifique du globe de verre était considérée comme égale à
gram.
celle de 9,712 d’eau, le docteur Ure déduisit les chaleurs spécifiques dés liquides essayés , ainsi qu'il suit : Degré supérieur. Degré inférieur.
1 À 0 EL 1) ASONPANIEN ER EnS 1,000 . : « . 1,000 Acide sulfurique. : .: . 0,418 . . . . 0,564 Huile de spermacéti. . 0,597 . . . . 0,513 Huile de térébenthime. 0,545. . . . 0,492
Il paraît résulter de celte table, qu’en supposant la chaleur spécifique de l’eau restant la même aux tempérâtures moyennes de 48°,88 et 82°,29 centigrades, alors les chaleurs spécifiques des trois autres liquides sont moindres à 48°,88 qu'à 82°,22 centigrades. Le docteur Ure pense qu'il est plus probable que les chaleurs spécifiques de ces. trois liquides restent les mêmes aux deux températures, et que la chaleur spécifique de l’eau
diminue comme la température augmente: Dans cette supposition, on aurait, pour la chaleur spécifique de l’eau, savoir : |
AE are CÉSAR QU'EN ECANN À AUS NE ee ON ON a APE A AE TT SIP
Ces expériences auraient besoin d’être répétées par quelque autre savant, avant qu’on pût avoir pleine confiance dans leurs résultats ; mais, en supposant même qu’elles fussent exactes, je ne vois pas comment on pourrait adopter l'alternative du docteur Üre. Il semble tout aussi naturel de conclure que la chaleur spécifique de l’eau reste à peu près stationnaire entre 32°,22 et 82°,22 centigrades , tandis que celle des autres liquides augmente. Mais la différence entre les deux colonnes (qui s'élève à près de 0,125) est si énorme que je soupçonne qu'il s’est glissé quelque erreur dans l’une ou l’autre. On pourrait aisément vérifier le fait par des expériences conduites d’une autre manière. :
Dans ses recherches aussi curieuses qu'intéressantes sur la flamme, sir Humphry Davy nous a présenté les résultats d’une suite d’expériences sur la chaleur produite par la combustion de cinq gaz différens. On AA nait issue aux gaz par l'orifice d’un tube dé platine; et après avoir enflammé le dard , on le dirigeait vérs le fond d’un vaisseau de cuivre contenant de l’huile, préalablement portée à la température de 100 degrés centigrades. Le volume de chaque gaz consumé et le temps pendant lequel ils brûlaient, étaient , autant que possible, à peu près les mêmes. Les résultats obtenus furent ainsi qu'il suit. (Phil. trans., 1817, p. 52.)
6. Gaz oléfiant élèva la chaleur de l'huile à ‘132022 €. ou de 32022
1. Le gaz hydrogène à. :. 1... + + 1484 ou de 14,44. 4. Le gaz de houille à. .. 4... 4. .« 115,93 ou de 13,35 5. Le gaz hydrogène sulfuré à. . . . . .. 111,11 ou de 11,11