‹ Supplément à la traduction française de la cinquième édition du Système de chimieChapitre 16 sur 131 · Le gaz oxide de carbone à. ... .: : 165,53 - ou de · texte numérisé non relu

Le gaz oxide de carbone à. ... .: : 165,53 - ou de

Les nombres, dans la première colonne, indiquent les quantités relatives d’oxigène, consumées pendant les combustions. La différence à l’égard de la chaleur pro-

: Traduit de la 6< édition du docteur Thomson, vol, 1, page 105.

Chaleur produite par la combustion des gaz.

Température à laquelle des corps brülent,

duite par la combustion du gaz hydrogène est énorme, comparativement à cetle chaleur indiquée par Lavoisier, Crawford, ou Dalton; mais il est évident qu'il s'était dissipé beaucoup de chaleur dans le cours de l’expérience , à raison de la haute température préalablement donnée à l’huile.*

‘- Les corps aériformes purs sont incapables de réfléchir la lumière; d’où il suit que si du gaz hydrogène, par-

faitement pur , brûlait en contact avec du gaz oxigène pur, il ne se produirait nullement de lumière visible ; et cependant la chaleur dégagée serait très-grande. C’est seulement, lorsque pendant la combustion de gaz des corps opaques sont dégagés , qu'il y a apparence de flamme ; et l'intensité de la flamme dépend de la quantité de cette matière opaque dégagée. Cette remarque faite, pour la première fois, par sir Humphry Davy, semble être exacte ; on en peut induire que c’est la raison pour laquelle le gaz oléfiant est celui de tous qui donne en brûlant la flamme la plus intense. Il y a dégagement abondant de charbon, qui devient d’un rouge blanc pendant sa combustion.

Tout corps semble avoir sa température particulière, à laquelle il est susceptible de brûler ; et jamais il ne brûle avant qu’il n’ait atteint cette température, qui lui est nécessaire à cet eflet. L'ordre de combustibilité de diflérens corps, établie d’après les observations de sir Humphry

© Davy ( Trans. phil. 1817, p. 48 ), est ainsi qu'il suit,

en commençant par le corps qui brûle à la température la plus basse, savoir :

Phosphore.

Gaz hydrogène phosphoré.

Hydrogène et chlore.

Soufre.

Hydrogène et oxigène.

Gaz oléfiant.

Hydrogène sulfuré, Alcoel. ‘

Cire,

: 6e édition de Thomson, vol. 1 , page 142.

DE LA CHALEUR. 161 Oxide de carbone.

Hydrogène carboné.

Ainsi, il paraît que. c’est le gaz hydrogène carboné qui exige , pour maintenir sa combustion , la température la plus élevée , et l'hydrogène phosphoré la plus basse.

Lorsque ces corps brûlent dans un air raréfié, la chaleur dégagée est moindre, parce qu’une plus petite quantité brûle à la fois; et quand , suivant sir Humphry Davy, la chaleur n’est pas suflisante pour entretenir la combustion , la flamme s'éteint. C’est ainsi que le phosphore brûlera dans l’air raréfié soixante fois, tandis que le gaz hydrogène carboné ne brûlera pas dans un air raréfié quatre fois seulement.

Lorsque les gaz sont raréfiés par la chaleur, leur combustibilité , ainsi qu'il paraît résulter des expériences de sir Humphry Davy, est augmentée au lieu d’être diminuée ; comme le supposait Grotthus.

Lorsqu'un mélange de deux volumes de gaz hydrogène, et d’un volume de gazoxigène, est étendu de quantités déterminées d’autres gaz , ce mélange perd sa propriété de faire explosion lorsqu'on le fait traverser par une étincelle électrique. La table qui suit présente les volumes des différens gaz qui détruisent la propriété explosive d’un volume d’un semblable mélange , d’après les expériences de sir Humphry Davy. (Phil. trans.

volumes.

11 4 {Nr Pr: EN PENRANEN AMENER ERA EE APTE TR SOA D PES ENPPE EN EE

Protoxide d’azote. . . . . . . . 11 Hydrogène carboné. . . . . . . 3 Hydrogène sulfuré. . ... ... . 2 .

DA Hans DEN A RTE GES à Gaz acide hydrochlorique. . . . 2, o

Gaz acide fluosilicique.. . . . . 0,83

L'inflammation eut lieu lorsque le volume de ces gaz fut réduit ainsi qu'il suit :

5 volumes.

Hydrogèdes:. "0". RS ETS NO Oxigène. € e C] e ° e e 0 s e e 7

Effet de l'air raréfié.

Effets de mélanges combustibles étendus.

volumes.

Protoxide d'azote. . , . 4, . , 10 Hydrogène carboné. . : ... . . 0,75 Hydrogène sulfuré. : + .1:. .. 1,9 Gazoléfianth total sant té Gaz acide hydrochlorique. . . :: 1,5 Gaz acide fluosilicique.. . . . . 0,79

* Sir Davy attribue l’effet de semblables mélanges pour empêcher l’inflammation de l'hydrogène, à ce qu'ils servent à en transporter la chaleur, ou à prévenir qu’elle ne s'élève au point nécessaire. Cette faculté dépend, en partie, du pouvoir conducteur , et en partie de la chaleur spécifique de ces corps gazeux. *

: Ge édition de Thomson, vol. 1, page 144. L'auteur anglais fait suivre ici ces expériences de sir Humpbhry Davy , de celles qui ont rapport à la lampe de sûreté imaginée par ce savant chimiste, et dont on a présenté l'exposé dans l’appendix qui termine la traduction française de l'édition précédente, R.

DRAM AAA A AAA AAA A AR b:

Le professeur Bohenberger donne dans la Bibliothèque universelle, novembre 1820, la description et l'usage d’un électromètre très:sensible , qui indique l’espèce d'électricité dont il accuse la présence. ,

Cet électromètre, construit par M. Butzengeiger, mécanicien de l’université de Tubingen, consiste dans un vase cylindrique, d'environ 68 millimètres de diamètre sur 95 de hauteur, portant un couvercle de laiton. De ce couvercle, descendent dans le vase deux colonnes électriques sèches, vissées à ce couvercle, de manière que le pôle positif de l’une et Je pôle négatif de l’autre ; forment au-dessus une légère saillie. Chaque colonne électrique est composée de 4oo disques d'environ 7 millimètres de diamètre de papier d’or et d'argent collés ensemble, remplissant deux tubes de verre verni. Chacun de ces tubes est terminé, à sa partie inférieure, par un anneau de laiton un peu saillant et arrondi, quiest en communication électrique avec les disques. Le couvercle étant en place, les colonnes descendent verticalement, ayant leur anneau inférieur distant d’environ 6 millim. du fond du verre. Les axes des colonnes sont éloignés d'environ 42 millimètres l’un de l’autre; mais on peut les rapprocher. Du centre du couvercle s'élève un tube de verre , verni en dedans et en dehors. Dans l’intérieur de ce tube est un fil de laiton, maintenu dans l’axe par un bouchon de liége et ne touchant ce tube nulle part. À l'extrémité inférieure de ce fil de laiton est suspendue une lame d’or battu , longue d’environ 68 millimètres,

et free de 7 millimètres, se trouvant exactement, placée

au mi ieu de l'intervalle entre les deux colonnes, et parallèlement à leur axe, sielles sont bien verticales. L’extré- ‘mité supérieure du fil de laiton se termine en une petite

boule de même métal, sur laquelle on peut visser un des

disques d’un condensateur comme à l’électromètre de Volta. TE

Electromètre très-sensible.

Lorsqu'on veut se servir de cet électromètre , on met le couvercle de métal en commugication avec le sol, au moyen d’un fil métallique ; et, en touchant le bouton du fil de métal auquel est attachée la lame d’or , on dissipe toute électricité accidentelle qui pourrait appartenir à cette parlie de l'appareil, en observant, que pour produire cet effet, l’attouchement du doigt ne serait pas suffisant, si alors on avait la peau sèche. La lame d’or étant suspendue entre les colonnes jusqu’au niveau des anneaux de métal qui les terminent , l’une positivement , l’autre négativement, elle est attirée également de part et d'autre, et reste tranquille au milieu, dans l’état ordinaire ; mais , lorsqu’au moyen du fil de métal auquel cette lame est suspendue, on lui communique le plus faible degré d'électricité, alors l'extrémité inférieure de la lame d’or est attirée par l'anneau de métal qui possède l'électricitée opposée à celle qu’on communique. La lame arrive jusqu’au contact avec cet anneau, puis elle en est aussitôt repoussée et attirée par l'anneau opposé. Ce mouvement d’oscillation dure jusqu’à ce que la lame s’applique par le bout inférieur à l’une des colonnes, dont on peut facilement, en touchant le fil de métal de manière à dissiper toute son électricité, et en secouant un peu l'instrument, la détacher, si cette lame est assez longue pour arriver toujours dans ses oscillations , au bord supérieur de - Fanneau. Pour pouvoir juger de l'espèce d'électricité, les pôles supérieurs des deux colonnes qui font saillie au-dessus du couvercle, portent les signes + et —. L’électricité qu'on cherche, est celle qu’indique le signe de la colonne vers laquelle Ja lame se porte d’abord, ou qui , lorsque l'électricité est plus forte, en est touchée la première. :

On peut également bien se servir avec avantage de cel électromètre pour examiner des électricités fortes et faibles. Dans le premier cas, on approche lentement et de loin le corps électrisé de la boule de l’éleciromètre , jusqu’à ce que la lame d’or se melle en mouvement vers l’une des deux colennes. Si, par exemple, on approche un bâton de cire d’Espagne frotté, à la distance d'environ un mètre de la boule, on verra déjà un mouvement de la lame d’or versla colonne marquée —; si l’on

approche davantage le bâton de cire d’Espagne frotté vers la boule , la lame frappera la colonne; et, par un rapprochement encore plus grand , elle pourrait être aisément déchirée. Dans le second cas , celui des électricités faibles , il faut porter le corps électrisé beaucoup plus près de la‘boule, et même peut-être le faire arriver en contact avec elle, jusqu’à ce que la lame d’or se mette en action. Cet effet est si peu sensible, qu’il ne se manifesterait point d’une manière apercevable à l’électromètre ordinaire de Bennet. Lorsque l'électricité est trèsfaible, on peut se servir avec avantage du condensateur adapté à l'instrument. La plaque circulaire au bord de laquelle on visse la boule de l’électromètre, remplace le couvercle du condensateur, et un disque de métal, muni d’un manche de verre et qu’on pose sur cette plaque, représente la partie inférieure. La plaque et le disque sont recouverts d’une couche mince de vernis de succin, sur la face par laquelle on les met en contact. Lorsqu'on veut éprouver une électricité très-faible, on touche d’abord ,; pour la dépouiller de son électricité, la plaque inférieure, ou le fil qui porte le bouton; on pose ensuite. dessus la seconde plaque; puis on touche la plaque inférieure , ou son fil, avec le corps dont on veut examiner l'électricité , en touchant en même temps la plaque supérieure, pour la dépouiller de son électricité ; on enlève alors le disque’ supérieur par son manche de verre, en remarquant vers laquelle des deux petites colonnes la lame d’or se porte ; le signe marqué sur cette colonne indique l’espèce de l'électricité. Si, par exemple, on met en contact avec la surface inférieure de la plaque inférieure du condensateur , un petit disque de zinc d’environ 18 millimètres de diamètre , en le pressant contre cette plaque, sans toucher du doigt celle-ci, et qu’on touche en même temps le disque supérieur du condensateur pour le dépouiller de son électricité, et qu’ensuite on enlève d’une part le disque de zinc, de l’autre la plaque supérieure , on verra la lame: d’or s'approcher décidément de la colonne marquée —. Le même effet se fera observer, en mettant en contact avec le disque de l’appareil, un morceau de papier argenté, du côté où il est enduit de métal. |

Distinction des deux espèces d'électricilé.

: l'égard, des deux électricités.

166 DE L'ÉLECTRICITÉà

Il pourrait être, dans quelques cas, plus commode, de mettre le corps électrisé à examiner en contact avec le disque supérieur qui peut être retiré à volonté, en touchant la plaque inférieure pour la dépouiller , et en procédant d’ailleurs comme il vient d’être indiqué. Mais l'électricité que l'instrament indiquera , sera, dans ce cas, opposée à celle qu’on a communiquée à la plaque supérieure, parce que, par cette manière de procéder, la plaque , réunie à l'instrument, forme la base du condensateur. | à

Si le corps qu’on veut examiner ne peut pas être commodément mis en contact avec la plaque inférieure du condensateur, on établit la communication, au moyen d’un fil de métal pourvu d’un manche isolant, et on procède au surplus ainsi qu'on l’a indiqué. :

Nous admettons , conformément à la doctrine adoptée en France et par beaucoup de physiciens étrangers , l’existence de deux fluides électriques , susceptibles de se neutraliser l’un l’autre, et dont la combinaison, en proportions déterminées , constitue l’état naturel des corps. Cette théorie fournit une explication simple de tous les

faits; et, soumise à l’épreuve décisive du calcul , elle donne des résultats qui s’accordent avec l'expérience; mais

les noms de positif et négatif semblent devoir être conservés :

1° Parce que ces mots positif et négatif désignent, dans toutes les applications de l’analyse mathématique , deux sortes de grandeurs également existantes; mais telles, que quand elles sont de valeurs absolues égales, elles se

détruisent mutuellement par leurréunion;et que, quand

elles ont des valeurs absolues inégales , l’effet de cette réunion est de donner une valeur égale à leur différence, et de même signe que celle dont la valeur absolue.est la plus grande, or, c'est précisément ce qui.a lieu à

2° Parce que l'emploi de ces mots, pris dans ce sens, fournit le moyen de ramener à un énoncé général des faits, qu’on ne pourrait décrire, sans y avoir recours , qu’en en-

. trant dans le ‘détail de tous les cas particuliers qu’ils pré-

: Annales de chimie et de physique, tome XVI, page 91.

sentent. En conservant aux deux électricités les noms d'électricité positive et. d ’éléctricité négative , et entendant ces deux expressions dans le sens qu’on leur! donne en géométrie, on pourra dire, par exemple, que quand on a fait toucher deux sphères métalliques isolées, de même diamètre, et diversement électrisées , elles présentent , après qu’on les a séparées , une électricité égale à la demi-somme de leurs électricités primitives ; et | cet énoncé comprendra les divers cas où les deux électricités sont positives , où elles sont toutes deux négatives, où lune est positive et l’autre négative, soit que celle qui est positive ait une plus grande ou une, moindre valeur absolue que l’autre; de même, si un disque. de zinc repose sur un disque de cuivre isolé et électrisé , on exprimera l’état électrique du zinc, en disant , qu xl y à entre cet état et celui du cuivre une différence constante , toujours positive, soit que le cuivre soit à l’état positif ou négatif; tandis qu’en se privant du secours qu’on tire de * Ja considération des signes. plus et moins des deux.électricités, il faudrait se servir. d un éqanaé différent dans chacun de,ces cas.

:. 3° Parce que les mots d'électricité vitrée, et. d'électricité résineuse ; non-seulement n’expriment. point la propriété qu'ont les deux électricités de se neutraliser mutuellement , qui en est le caractère le plusessentiel , mais indiquent que le verre prend toujours l'électricité positive, et-la résine l’éleciricité négative, quelles que soient les substances avec lesquelles 6n ler, frotte, cé sat est contraire à l'expérience. |

4° Parce que lusage des expressions dMéotricité poaftieé et d'électricité négative, est admis généralement par les physiciens des autres nations , et. qu ÀL l’est même en France par ceux qui n ‘affectent pas de ne se servir que des dénominations qu’on ya substituées. Ce changement était sans motif ; et lorsqu'on admit l'existence des deux fluides, on aurait dà dire ils présentent l’un à l'égard de V autrèles propriétés opposées des grandeurs posi live etnégative dela géométrie ; lun doit donc être appelé le fluide positif, et l’autre le fluide négatif ; le choix est arbitraire, comme on choisit arbitrairement le côté de l'axe d’une courbe où ses abscisses sont positives ; mais alors celles de

Définition du courant élecltrique.

l'autre côté doivent être nécessairement considérées comme négatives ; et le choix une fois fait, comme il l’a été à l'égard des deux électricités, on ne doit plus le changer. | + M

ne el

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